Sommaire

8h30 précises. Au cœur du Parc, les roulements de tambour se mêlent aux sons de l’accordéon, la fanfare portugaise Bombos da Borga Infernal se produit avec allant devant le podium. Une fanfare, une vraie. Piquante de percussions plus entraînantes les unes que les autres, tambours joyeux, grosses caisses orageuses et accordéon.

8h35. Philippe Vuong, non loin du podium, cherche le lieu de l’initiation de taekwondo qu’il doit mener à bien avant le passage de la flamme. Aussitôt le renseignement pris, le voici qui se faufile parmi la foule afin de rejoindre le lieu  où il doit réaliser sa prestation.

8h40. Petit à petit, la foule, nombreuse, bigarrée, bon enfant, décontractée, se place sagement derrière les bandes flottantes délimitant le parcours de la flamme.

8h44 Yann, jeune homme de 25 ans, originaire de Toulouse, professeur d’éducation physique à Garges-lès-Gonesse, capitaine de l’équipe TAC rugby (il joue à l’ouverture, numéro 10), est aux anges. Pour lui, la flamme symbolise toutes les valeurs de l’olympisme : le partage, la convivialité, la joie.

8h46. Un peu plus loin, Nelly, 80 ans, retraitée (elle travaillait à l’accueil au lycée Honoré-de-Balzac, à Tremblay) confie que ce type de manifestation apporte de la bonne humeur. « Il y a trop de choses tristes dans le monde », confie-t-elle. « Cette manifestation représente la paix. » Et elle tient à remercier le maire, François Asensi et ses équipes, « pour ce moment formidable. » Elle regarde avec douceur sa fille Karine et sa petite-fille Mélanie qui, tout sourire, approuvent ses propos.

9h05. Retraité de la SNCF (il exerçait la profession de cadre commercial) Alain est venu de la ville voisine de Mitry-Mory. « Hier, j’étais au concert de Buena Vista au Vieux-Pays, c’était un vrai bonheur. Un vrai événement populaire. La flamme, on ne la verra qu’une fois dans notre vie. Les JOP, c’est l’aboutissement de tous les sports ; le Graal des sportifs ! ».

9h11. On attend la flamme tandis que la foule continue à affluer.

9h14. Les démonstrations du TAC gym ont commencé, notamment celles du cheval d’arçon.

9h17. Jeune couple, Carla, professeur de SVT et son mari, Maxime, professeur de technologie, sont à la recherche d’une bonne place pour profiter un maximum de l’événement. Ils la trouvent pendant que commence  la démonstration de trampoline. Un jeune athlète longiligne rebondit dans les airs à une hauteur incroyable. On dirait qu’il vole. Des spectateurs en viennent à craindre qu’il se retrouve dans les cimes des arbres. Mais non, tout en muscles, tout en ressort et en grâce, il achève ses extraordinaires figures, sauts et acrobaties tout en douceur, laissant la place à ses consœurs tout aussi véloces.

2 eme partie

Tambours un jour, tambours toujours

9h20. Le speaker, avec ses épatantes intonations invite le public à reprendre les paroles: « Olélé, Olala !/ Qu’est-ce qui s’est passé/ La flamme est à Tremblay… » Et il n’y a pas que les gamins qui reprennent le refrain et chantent à tue-tête.

9h25. Un groupe de  pompiers de Paris s’arrête et contemple, admiratif, la démonstration de trampoline.

9h32. Une vieille dame en robe rayée, avance, seule, dans l’allée. Se doute-t-elle que dans dix minutes les porteurs de la flamme marcheront dans ses pas ?

9h35. Le speaker, toujours lui, annonce l’imminence du passage de la flamme. Le public patiente joyeusement, sereinement. Ce public est visiblement heureux de se trouver là, à vivre cet événement à la fois si simple et si extraordinaire. La joie d’être ensemble se lit sur tous les visages. Au loin, continuent de résonner les tambours portugais.

9h40. Soudain, une clameur s’élève de la foule alors qu’une forêt de téléphones portables jaillit au bout de bras tendus : le staff, en tenue gris-régence, entourant les trois relayeurs de la flamme (une femme et deux hommes) apparait.

9h44. Les voici qui posent pour les photographes et les écrans des portables des spectateurs.

9h50. Survient le moment tant attendu de l’allumage de la flamme puis celui du passage, du grand passage. De la vie à la vie. Les regards sont émus, on retient son souffle. De petits drapeaux bleu, blanc, rouge sont agités. L’émotion et la joie sont palpables. La ferveur aussi. On songe au vers de la chanson : « Quelque chose a dans l’air cette transparence et ce goût du bonheur… ».

9h56. Tambours un jour, tambours toujours. Ils résonnent, grondent mais, en ce jour, leurs rythmes incitent à la paix et à la fraternité. Lentement  les porteurs de la flamme s’avancent. La fanfare ferme le cortège qui se montre à toutes, à tous, petits et grands, jeunes ou moins jeunes. Et les visages de ces Tremblaysiens qui se prénomment Kevin, Ali, Murielle, Pierre ou Bouchra s’illuminent devant cette petite flamme internationale.

9h58. Confidence d’un organisateur national des JO, présent sur place. Tremblay-en-France a été , du point de vue de l’organisation et de la participation, l’une des meilleures initiatives du passage de la flamme.

10h Depuis le parvis de l’hôtel de ville qui ressemble ce matin à une grande clairière, des colombes libérées s’envolent tout à coup vers le ciel sous des Oh, des Ah et des applaudissements de la foule rassemblée là. Et dans la suite, le temps de se retourner qu’un feu d’artifice aux cinq couleurs olympiques s’élève en colonnes devant la façade de l’hôtel de ville, surprenant tout le monde par sa soudaineté et sa majesté. Loin de conclure cette mémorable cérémonie, ce feu olympique laisse la place aux relayeurs qui saluent la foule puis à des enfants inscrits à Sport vacances qui se lancent dans un flash mob joyeux.

La journée ne fait que commencer… La flamme, elle, n’est pas près de s’éteindre dans le cœur de Tremblaysiens…

Passage de la flamme

Les porteurs de la flamme

Encadré Micro-trottoir

D'autres paroles 

Georges

Tremblaysien depuis 1981, habitant du centre-ville, Georges compte suivre les JOP pendant tout cet été. Il s’intéresse aux Jeux Olympiques depuis ceux de Mexico en octobre 1968.

J’ai déjà mes places pour l’aviron. C’est un vrai bonheur d’avoir les Jeux Olympiques à Paris. C’est un grand moment qui arrive parfois qu’une fois dans une vie et j’attendais ça depuis très longtemps, pour voir ça de mes propres yeux. En tant que grand pays de sport, c’est important de mettre en avant nos athlètes qui sont vraiment talentueux... Espérons au moins une soixantaine de médailles pour la France !
 

 Angélique 

Résidente au Vieux Pays, Angélique, 58 ans, est venue assister ce matin au passage de la flamme olympique pour partager un moment historique avec ses enfants et ses nièces.

C’est un moment unique dans une vie. Nous avons de la chance d’avoir toutes ces animations à Tremblay et ça permet aussi de montrer aux jeunes toutes les valeurs du sport, en mettant en avant nos sportifs d’ici, de la ville... Moi je suis contente, mes nièces veulent faire de la gym acrobatique maintenant !

Yaïr

A 31 ans, Yaïr, qui a déménagé du centre-ville au Vieux Pays, voit pour la première fois la flamme olympique, qu’il n’avait encore jamais contemplée, même à la télévision…

Je regarde beaucoup de sport mais je ne prends pas le temps de regarder les Jeux olympiques en été d’habitude... Généralement c’est à ce moment-là que je suis en vacances avec ma famille et on préfère passer du temps ensemble loin de la télé. J’ai suivi certaines épreuves des Jeux Olympiques de Londres en 2012 et notamment l’athlétisme.