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Avec 19 associations et près de 1 800 utilisateurs par mois, la structure accueille chaque jour des scolaires, seniors et sportifs confirmés ou de loisirs. Des séances UNSS au petit matin aux entraînements associatifs du soir dans les salles spécialisées, chacun trouve sa place. Huit agents municipaux assurent l’entretien intérieur et extérieur. Ce site inclusif vit aussi au rythme des projets partagés avec les clubs, des compétitions et des grands événements. Tour d’horizon…

Reportage réalisé par Pierre Grivot et Aurélie Lamercerie • Photos : Guillaume Clément, Olivier Roy • Janvier 2026

Quand le sport devient scène

« Vous êtes censés simuler des coups. » Dans l’enceinte, le quotidien bat au rythme des générations. Ce matin, dans la salle multisport, une classe euro anglais de 3e du collège René-Descartes répète une comédie musicale. Les élèves rejouent West Side Story. « Tous les mardis, nous travaillons ce projet commun avec les professeurs de musique, d’histoire et de français », explique leur professeur d’EPS, Adel Kheroubi, qui encadre la séance. Il n’y a pas d’improvisation, tout est chorégraphié.

La gymnastique en forme

Dans la salle Delannoy, les agrès connaissent peu de répit dans la journée. Quand ce ne sont pas des scolaires, des petits des crèches ou des pensionnaires de foyers, cet immense espace accueille les 750 licenciés du TAC Gymnastique durant toute la semaine pour les entraînements et des compétitions. « Le club compte plus d’une quinzaine d’entraîneurs, 45 compétiteurs garçons et 70 filles », précise Sandrine Taleb, secrétaire de la section. En ce mardi soir, place aux catégories loisirs. Répartis par groupes, les enfants enchaînent des exercices sur les agrès.

Une passerelle vers l'emploi

Au complexe Jean-Guimier, le sport dépasse le cadre de la pratique. En effet, Olivier Granday, responsable du site, pilote un projet mené avec France Travail : « Une fois par mois, nous accueillons des demandeurs d’emploi autour de secteurs comme l’aéroportuaire ou le transport avec Keolis. » Matinée d’ateliers CV, déjeuner collectif, séances sportives l’après-midi, puis rencontres avec des recruteurs au club house.

Les gardiens du bon fonctionnement

Au complexe, l’activité repose aussi sur ceux qui veillent chaque jour sur les lieux. Six agents municipaux pour l’intérieur et deux dédiés aux extérieurs, épaulés par un partenariat privé à l’aube. Florent Divialle connaît chaque recoin : « Cela fait près de 30 ans que je m’occupe de l’accueil et de la propreté des vestiaires. Tout le monde me connaît. » À l’extérieur, Jean-Louis Abenin, agent polyvalent, sillonne le site avec son souffleur pour dégager les feuilles mortes : « C’est un gros travail toute l’année, avec le passage du tracteur, de la tondeuse, le nettoyage du parking et de toutes les aires. »

Le handball en mode ludique

En fin d’après-midi, la salle Lefaucheur s’anime avec les U9 du Tremblay Handball. L’entraîneur, Sébastien Saintemême, encadre la séance avec son binôme : « Nous sommes deux aujourd’hui, avec Billal, pour des enfants de 8-9 ans. C’est mixte et nous développons la filière féminine jusqu’en U13. » Échauffement, jeux, petits buts mobiles : ici, pas de compétition, mais de la mobilité et du plaisir. « Guimier est une belle installation, bien partagée et toujours accueillante », souligne l’entraîneur, avant de libérer la salle pour le TAC Basket.

Le basket comme transmission

Dans la même salle, après le dernier match, Stanley Polinière échange avec ses U13 masculins du TAC Basket. Entraîneur, joueur et meneur de l’équipe première en Nationale 2, il insiste sur le dialogue : « Après une défaite, on analyse et on débriefe. » Et il poursuit : « À l’entraînement, nous faisons beaucoup de technique individuelle. Puis, j’enchaîne avec du collectif pour être en situation de match. » Formé à Guimier, puis aux États-Unis, il est revenu “à la maison“ afin de transmettre son expérience : « Guimier, c’est ma deuxième maison. Les infrastructures sont de qualité, idéales pour faire progresser les jeunes ».

À l'école du rugby

La nuit froide est tombée sur le terrain Michel Mairesse, mais l’énergie est bien là. Aurore Laffitte, éducatrice des moins de 10 ans au club Terres de France Rugby, encadre la séance avec Emmanuel : « On s’adapte au froid avec un long échauffement et on travaille les plaquages, les grattages et les rucks avant les matches à 7. Les rencontres ont lieu le samedi et les tournois les dimanches à partir de mai et juin. » Sur ce terrain synthétique, praticable presque toute l’année, les enfants progressent en confiance. « Ici, on mise sur la bienveillance et le respect », souligne l’éducatrice.

Entre les cordes

En ligne et en position, les jeunes licenciés du Full kick boxing club (FKBC) suivent les enchaînements proposés par leur entraîneur, Sadiouka Diop. « Gauche, droite, sur sa garde ! On bloque… », leur enseigne-t-il entre deux actions. Dans cette salle de boxe, c’est l’heure des 6 à 10 ans. Puis direction le ring pour pratiquer en duo. Au cours de cette soirée, les jeunes de 11 à 15 ans et les adultes en loisirs et compétition mettront à leur tour les gants.

Endurance, souplesse, force et convivialité

Que de choix avec tous les appareils disponibles dans la salle de renforcement musculaire, où l’accueil est assuré par l’équipe du TAC Musculation ! « Les adhérents viennent en accès libre, sur des larges plages horaires. Ici et dans l’ensemble du complexe, l’ambiance est familiale entre associations », souligne Claude Bard, du TAC Muscu. En ce créneau de la mi-journée, des particuliers côtoient l’association Vivre Mieux. « Nous venons ici 3 fois par semaine, où chacun suit un parcours préparé par notre coach », précise Marie-Hélène Petit, vice-présidente de l’association.

Les tout-petits en forme

Le samedi matin, dans la salle Delannoy, c’est l’heure de la baby-gym pour les 3-4 ans et les 4-5 ans du TAC Gymnastique ! Objectif : améliorer la motricité des apprentis gymnastes. À l’extérieur du complexe, des petits s’initient au monde de l’ovalie lors d’une séance de baby-rugby. « C’est un temps d’initiation, où on leur transmet les références du rugby et au fur à mesure les règles de ce sport. L’objectif est avant tout que les enfants s’amusent », précise Aude Rouquette, entraîneure et trésorière de Terres de France Rugby.

Danse avec les petits...

Du côté de la salle multisports, l’association CoAinsiDanse propose des créneaux aux 3-5 ans pour un cours de danse. Lors de cette matinée, des fillettes s’initient aux pas de base, au rythme et à gérer l’espace. « Les adhérents sont répartis en huit niveaux, dont une partie s’entraînent ici. Le complexe Guimier est une belle structure, où il y a des interactions entre associations. C’est un lieu central pour les parents, qui peuvent enchaîner les activités », précise Céline Protat, présidente et professeure de danse.