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Ouvert toute l’année, cet équipement accueille les nageurs dans une infrastructure réhabilitée en 2023. Depuis, avec son équipe (19 agents dont 6 maîtres-nageurs sauveteurs) et le club résident du TAC natation fort de ses 817 adhérents, le centre diversifie ses activités et optimise ses créneaux horaires en direction des différents publics : scolaires, seniors, bébés nageurs… Plongez dans les coulisses de cet équipement sportif et de loisirs incontournable.

Reportage réalisé par Pierre Grivot et Aurélie Lamercerie • Photos : Antoine Bréard, Venushan Panchanatagam • Mai 2026

Des agents aux petits soins

Avant l’arrivée des premiers nageurs, l’heure est au nettoyage pour les accueillir dans des conditions optimales. « Nous retirons d’abord le robot qui a nettoyé les bassins durant la nuit et nous le désinfectons », explique Dimitri Cirany, agent au centre aquatique. Puis « nous nettoyons les plages et les bords autour des bassins. Nous passons également une autolaveuse et le jet d’eau dans les vestiaires. Nous vérifions leur état régulièrement et réitérons ce nettoyage le soir vers 16h-17h. » Une vigilance de tous pour maintenir une bonne hygiène !

À l'école du savoir-nager

« Nous allons repartir sur quatre longueurs. Vous nagez sur le ventre, en comptant jusqu’à 10 et faites une galipette. Puis retour sur le dos », annonce Sabrina Laroche, une des maîtres-nageurs sauveteurs (MNS) à un groupe d’enfants. Tous les matins, le centre aquatique accueille des classes tremblaysiennes, les plus grands préparant l’attestation « Savoir nager », les plus petits développant une aisance aquatique. « C’est notre dernière séance ce matin, les enfants ont passé hier le test Savoir-nager et cela s’est bien passé. Nous avons vu les progrès. Certains étaient même réticents d’aller dans l’eau, maintenant ils y vont tout seuls », témoigne une enseignante de l’école Jules-Ferry.

Gym et seniors, ça bouge dans l'eau

Il y avait foule pour le cours d’aquagym, réservé aux seniors inscrits au CCAS. Antoine Pirard, futur MNS, étonne, debout sur des tapis au milieu du grand bassin. C’est parti pour cette séance axée sur le renforcement musculaire. « Attention on plie les genoux. Puis petites foulées, accélération… », annonce-t-il. Les participants suivent le rythme. « Je viens chaque semaine ; on bouge et on se retrouve dans une ambiance sympa, la tolérance est de mise », confie Françoise, 72 ans. Dans le bassin, chacun est libre de ses mouvements. « La résistance à l’eau leur permet de faire des exercices. Même si la séance est adaptée, on maintient un certain niveau d’exigence », indique Antoine.

À l'eau, les apprentis nageurs

Mercredi après-midi, dans le grand bassin : une dizaine d’enfants de 5 à 11 ans s’alignent, planche en main. « Est-ce que tout le monde a compris les directives ? Vous êtes prêts, on y va les crocodiles ! », lance Kyliann Rivière, MNS. « Le but final de ces cours municipaux, c’est que les enfants aient les bases de la natation, sans peur ni appréhension », explique-t-il. 
À ses côtés, Inès Mehdi veille sur son groupe d’hippocampes, perche à la main : « La principale fonction du métier, outre l’enseignement, c’est d’assurer la sécurité », souligne la MNS, avant d’ajouter : « Le plus gratifiant, c’est la réussite des enfants. »

Pédaler en rythme avec l'aquabike

En début de soirée, dans le bassin ludique, l’aquabike fait le plein d’énergie. Sur des tubes entraînants, Alain Bezard, professeur au TAC natation, guide la dizaine de participants : « Cette activité permet de travailler toutes les parties du corps. » Interval training, exercices avec poids, cardio… tout s’enchaîne en musique. Dans le bassin, l’ambiance est au rendez-vous. Magalie Grattepain confie : « Le coach nous motive… ça me fait du bien au corps et à la tête ». Même constat pour Daniel Goncalves : « C’est une remise en forme douce mais complète », se réjouit-il.

Objectif : devenir maître-nageur sauveteur

En ce samedi matin, dernier entraînement avec palmes, masque et mannequin de sauvetage avant le passage de l’examen la semaine suivante. Depuis septembre, treize candidats se préparent à passer le Brevet national de sécurité et de surveillance aquatique (BNSSA) avec l’association La nage pour tous. Un sacré parcours pour tous, certains n’avaient que quelques notions de natation au départ. Pour Ylann, 17 ans, c’est une révélation : « Avant je me débrouillais dans l’eau. Depuis, je me suis inscrit en club et je vois que mon niveau a progressé. Mon objectif est de préparer le diplôme de maître-nageur et le BPJEPS ». Finalement, 40 % ont réussi le BNSSA et les autres attendent la séance de rattrapage.

Un moment de convivialité et d'échanges

Ce créneau du midi est noté dans de nombreux agendas chez les seniors de Tremblay ! Les lundis et vendredis midi, c’est gratuit pour les retraités. Pendant que certains enchaînent les longueurs en mode sportif, d’autres en profitent pour discuter en toute convivialité. « On nage, on papote, on se connaît tous, confie Mauricette, 83 ans. Cela permet de garder la forme. » 
À proximité, certains profitent du bain à bulles du bassin ludique, comme Rabia, 74 ans. « J’ai été opérée des genoux, je fais des exercices de kiné dans l’eau pour mon bien-être. »

Dans le grand bain du TAC natation

Lundi soir, les bonnets violets du TAC envahissent les cinq lignes d’eau. Palmes aux pieds, les enfants enchaînent les longueurs, concentrés sur la nage papillon puis la brasse. Flavie Jaunâtre, référente du pôle apprentissage, corrige les gestes et précise : « Le premier niveau, c’est la découverte du milieu aquatique… le dernier palier, c’est l’apprentissage des quatre nages ». L’encadrement est au complet : « Aujourd’hui, avec mes collègues, nous avons une quarantaine d’enfants. » Un esprit d’équipe fidèle à l’ADN du club : « La force du TAC, c’est notre entraide et notre pédagogie. Cela reste un club très familial », souligne-t-elle.

Bébés nageurs : un moment privilégié

Dans le bassin ludique, les rires résonnent au rythme des comptines. Les tout-petits découvrent l’eau en confiance, guidés par les professeurs du TAC natation. « C’est une activité ouverte aux bébés, de 3 mois à 2 ans », explique Flavie Jaunâtre, la référente. Ici, chaque séance suit un fil conducteur. « Nous donnons un objectif commun inscrit dans un carnet de suivi », souligne-t-elle. Dans les bras des parents, l’émotion est palpable. « En général, c’est le parent qui est plus stressé que l’enfant », sourit Morgane Havard, l’autre coach du TAC. Entre jeux, échanges et éclaboussures, chacun progresse. « Elle est de plus en plus à l’aise dans l’eau », confient Audrey Brisson et Édouard Lefaillet, parents d’une petite Louise, âgée de 4 mois.