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« Lorsque les œuvres sont le fruit de la solidarité, de l’amitié et du bien commun, elles acquièrent une importance extraordinaire. Il s’agit sans aucun doute d’un exemple magistral de ce qui peut être réalisé lorsque les volontés s’unissent », a déclaré Otto Vaillant Frias, ambassadeur de la République de Cuba en France, lundi 22 juillet, lors de l’inauguration de la Maison Je suis Cuba à Tremblay. A l’occasion de cette  manifestation inscrite dans le cadre des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, les Tremblaysiens Se sont retrouvés nombreux, au Parc, sous un ciel incertain qui eut la décence de ne point pleurer en ces instants de liesse.

« Le blocus contre mon petit pays… »

L’ambassadeur a tout d’abord rappelé que la Maison « n’aurait pas été possible sans le soutien inestimable et la volonté d’un grand ami de Cuba, François Asensi », précisant que le lieu accueillera pendant les trois semaines olympiques, des échanges avec des personnalités du monde de la science, du sport, de la culture, de l’éducation, de la politique, du patrimoine et de l’environnement. « Nous serons éternellement reconnaissants à Tremblay-en-France pour son hospitalité et son amitié envers le peuple cubain. En ces temps difficiles, alors que nous subissons plus de 60 ans de blocus impérial contre mon petit pays, ce geste a une valeur irréfutable. Nous montrerons l’âme de Cuba : une nation de paix qui garantit l’accès de tous au sport. Une révolution qui défend son droit à l’autodétermination, laquelle au milieu d’énormes difficultés, continue à promouvoir les valeurs les plus sacrées de l’être humain. »

Après avoir remercié les nombreuses personnalités présentes, François Asensi a insisté sur la résilience extraordinaire du peuple cubain qui, depuis 1959, « s’est libéré d’un dictateur et d’une tutelle colonialiste » de la part des Etats-Unis « qui s’accaparaient toutes les richesses du pays. Cette libération était évidemment légitime. (…) Tout a été fait pour empêcher cette libération : opérations militaires, tentative d’invasion, assassinats, et blocus. Il est évident que l’exemple de Cuba dans le long combat des peuples à disposer d’eux-mêmes devait être écrasé. Il n’en a rien été. Cuba a résisté ; Cuba est resté indépendant ; Cuba est resté souverain. (…) Cuba est aujourd’hui dans une situation difficile et a besoin d’aide. L’embargo continue de produire des effets catastrophiques sur le peuple cubain et son économie. Cette situation confine à l’absurde tant il s’agit d’un vestige d’une histoire pourtant largement terminée, celle de la Guerre froide. »

Le maire a également rappelé qu’en mai dernier, Patrick Martin, adjoint au maire délégué aux sports s’était envolé vers La Havane pour inaugurer une salle de musculation dans la ville de Boyeros dont l’équipement avait été fourni par la ville de Tremblay. Par ailleurs, l’an passé, cette dernière avait organisé un grand gala de boxe au Palais entre l’équipe de France et celle de Cuba.

Inauguration

63 athlètes dans sept disciplines

Président de Cuba Coopération France, Victor Fernandez confia, pour sa part, que le présent projet avait été lancé il y a deux « afin de créer des liens étroits entre Cuba et la France ». Il annonça que pour les JOP, 63 athlètes cubains étaient présents dans sept disciplines. Il rendit hommage à la ville de Tremblay, aux services municipaux et à Michel Bodart, conseiller municipal, délégué au sport professionnel et de haut niveau,  ponctuant ses remerciements de « Vivas ! » repris par la foule.

Osvaldo Caridad Vento Montiller, président de l’Institut national des sports, de l’éducation physique et des loisirs de Cuba, précisa, quant à lui, que la campagne d’information auprès des différentes municipalités avait reçu une réponse positive de la part de quelque 25 villes ce qui permit la mise en place de 11 camps d’entraînement dans une vingtaine de villes.

Après que des médailles cubaines furent remises à François Asensi et à Victor Fernandez, le traditionnel ruban fut coupé par les autorités et la visite de l’exposition put commencer.

Vers 20h30, au centre du Parc, le pianiste José Maria Vitier, « légende de la musique afro-cubaine » - il était accompagné de Barbara Llanes, chanteuse de l’opéra national de Cuba, d’un contrebassiste, d’une flûtiste et d’un percussionniste - donna un concert qui mélangeait musique classique, airs populaires, BO de films et mélodies traditionnelles ; l’événement connut un vif succès à l’image de l’ensemble de cette inauguration fort réussie et fraternelle.

Encadré rameur

Il fera de son mieux

Agé de 21 ans, demeurant à La Havane, le rameur Reidy Cardona Blanco – qui s’était entraîné jusqu’au 18 juillet dernier à Nogent-sur-Seine – effectue sa première olympiade et rêve, bien sûr, de récolter une médaille. Cependant, il garde la tête sur les épaules, confiant que l’important était de participer aux épreuves. «Je ferai de mon mieux ! » annonce ce haut garçon au sourire éclatant qui en profita pour remercier la ville de Tremblay pour son chaleureux accueil.