Michel Bodart, délégué au sport professionnel et de haut niveau (JOP 2024), évoque le premier point : l’animation autour des jeux olympiques et paralympiques à Tremblay. Il y en aura pour tout le monde : lancement d’Olympiades scolaires, épreuves originales en lien avec associations (course en sac, tir à la corde), présence des boxeurs cubains, salsa, accueil de la flamme olympique à l'Arena Grand Paris (ex Colisée) le 25 juillet, retransmission des épreuves et des concerts, etc.
« Il faut faire valoir que des gens travaillent ! » Sans surprise, un intervenant pose la problématique des transports et la capacité à circuler en dehors de la ville – qui de fait sera restreinte. Mais qui sera aussi, rassure alors Michel Bodart, bien moins contraignante en comparaison à d’autres villes du département. Et pour ce faire, il rappelle la mise en place de dérogations pour les salariés avant de finir, non sans humour, son exposé par ces mots: « On veut vous garder avec nous, ce sera une super fête ici, préparée pour et avec les tremblaysiens. Du reste, je vous invite à participer à l'initiative "Mai à vélo" ( challenge d'activités mené à Tremblay dans le cadre du Bois est à nous), afin de bien vous préparer au JO ».
En écho, une habitante lance à son tour : « C’est pas la covid, on sera pas cloîtré ! ». En effet, Michel Bodart insiste sur le fait que cette période des Jeux ne sera en rien un moment de confinement.
Vers une élimination complète des rongeurs
Face à l’impérieuse nécessité d’une dératisation, qui avait été discutée lors du précédent conseil, les élus ont listé les nombreuses actions réalisées à cet effet sur demande de la mairie. Une dératisation complète du patrimoine et des réseaux d’assainissements du Vieux-Pays a eu lieu le mercredi 6 décembre 2023 et les jours qui ont suivi, ainsi que quatre interventions au centre équestre pour assurer une élimination complète des rongeurs.
Toutefois, un habitant a fait part, d’abord, de sa colère face à la masse de détritus laissée au terrain de 14 ha par les centaines de familles issues des différentes communautés roms qui s’y étaient installées ; ensuite, de son inquiétude face à leur éventuel retour dans les prochains mois. À cela, Patrick Martin, adjoint au maire chargé, entre autres, de la sécurité et de la démocratie locale, a rappelé que face à cette occupation illégale, la municipalité avait actionné tous les leviers possibles pour accélérer la procédure d’expulsion qui, a t’il expliqué, dépend des services de l’État et suit attentivement la situation.
Aménagement du vallon du Sausset
La suite des sujets à l’ordre du jour avait pour fil rouge la nature et l’écologie. Ont été évoquées, dans le détail, les réalisations effectives et prochaines autour du projet d’aménagement du vallon du Sausset : de l’inauguration du bassin Sud en octobre 2023 à la réalisation du bassin Nord prévue pour 2025. Avec des explications sur les enjeux : renaturation, ouvrage de rétention, gestion des eaux pluviales pour réduire les risques d’inondations, etc.
La transition était ainsi toute trouvée pour évoquer la prochaine édition du « Bois est à nous », organisée le dimanche 5 mai prochain, de 14h à 19h, au parc de Tremblay - événement qui chaque année propose des ateliers artistiques, de jardinage, des jeux de piste et autres animations sportives.
Sécurité routière : un nouveau radar sera installé
Enfin, les problèmes de sécurité routière ont été longuement abordés lors des questions-réponses en fin de séance. Les élus ont annoncé à ce titre qu’un radar pédagogique sera installé aux abords de l’allée de la Ferme pour surveiller la vitesse et collecter des données qui serviront à déterminer, in fine, la nécessité ou non d’y mettre un ralentisseur. Plusieurs habitants ont néanmoins interpellé les élus et le représentant de la police municipale sur les contrôles routiers qu’ils jugent insuffisants.
À cet égard, Patrick Martin a tenu à mentionner, dans un premier temps, les recrutements effectués par la Mairie – dans un contexte de suppression de certaines recettes fiscales – afin de doubler le nombre de brigades présentes sur le terrain. Avant de rappeler, dans un second temps, que cet engagement est parfois entravé par plusieurs réalités avec lesquelles il est parfois difficile de composer.
Par exemple : Tremblay-en-France est la commune la plus étendue de Seine-Saint-Denis ; ou encore, les diverses missions qui peuvent bloquer une brigade des heures durant, comme un décès sur la voie publique par exemple. « La situation va continuer de s’améliorer. Le manque de réactivité n’est pas dû à de la mauvaise volonté : il faut continuer à envoyer les signalements » a résumé l’élu.