Une très belle fête du haut niveau féminin malgré la défaite des Séquano-Dyonisiennes (3-44).
Dimanche 26 novembre, malgré le maillot floqué aux couleurs des Louves voisines, il n'y a pas eu de doute sur qui seraient les favorites du public du Stade Michel Mairesse, au cœur du complexe Jean-Guimier, pour cette 2e journée d'Élite Féminine 1 entre Bobigny et Montpellier. Car si, parfois, le chauvinisme peut être ultra local, quand il s'agit du territoire dans sa définition large et de la compétition au plus haut niveau, il s'étend tranquillement au 93, voire à toute l'Île de France quand des « voyageurs lointains » se présentent. Les visiteuses sudistes, favorites de surcroit, savaient donc à quoi s'attendre, même si quelques voix poussaient tout de même pour elles et que l'ambiance, de connaisseurs, était bon enfant.
Malheureusement, cela n'a pas suffit pour que les locales où figuraient notamment 3 joueuses bien connue de la ville (la talonneuse Gabriela Tanga-Mangene et la 3e ligne Taonie Zobel, formées au club, ainsi que l'arrière et capitaine Sandra Métier qui a longtemps vécu ici), déjouent les pronostics (3-44 à la 80'). Michel Mairesse, le président du club se réjouissait néanmoins d'avoir pu de nouveau accompagner le club voisin et faire découvrir ce que peut être le très haut niveau féminin : « Dans notre fonctionnement, on est inscrit dans une politique territoriale. Bobigny nous avait demandé de disputer leur match ici et c'est avec un grand plaisir qu'on les a accueillis. Le match a été difficile pour “notre équipe”, on voit ce qu'il lui faut pour qu'elle puisse monter en gamme. C'est du très haut niveau et Montpellier est un adversaire de premier plan. Concernant les filles passées chez nous, on est très heureux de les voir s'exprimer ainsi, juste à côté, même s'il y en a aussi ailleurs en France. On garde en tête d'avoir une équipe senior ici un jour pour que le niveau monte encore. Cela reste un dossier important sur lequel on travaille. »
Conseiller municipal délégué au sport professionnel et de haut niveau, aux Jeux Olympiques de 2024 et réel amateur de rugby, Michel Bodart prolonge : « On continue la promotion du rugby sur Tremblay. Par rapport au haut niveau, c'est ce que l'on a travaillé avec l'accueil récent des délégations étrangères. C'est typiquement notre démarche. Et accueillir Bobigny, cela entre totalement dans les objectifs de la ville. C'est la solidarité, l'approche des territoires. Ce n'est pas que le rugby à Tremblay, c'est comment on travaille tous ensemble autour de cela. C'est ce qui m'intéresse principalement dans ce genre d'initiative. Et on voit bien l'ambiance qui règne avant, pendant et après ce match. On a assisté à un beau match même si c'était nettement supérieur du côté de Montpellier. On perpétue ce que l'on a fait avec la Coupe du Monde de rugby. Je suis totalement comblé d'autant qu'il y avait des Tremblaysiennes dans l'équipe de Bobigny. À Tremblay, on sait former et faire éclore les talents dans différents sports. On est là pour accompagner nos jeunes vers le plus haut niveau. »