Des pots stockés sur une étagère aux cultures fleuries du jardin de la Paix, il n’y avait que quelques pas à franchir pour découvrir le parcours des graines tremblaysiennes. Durant une matinée de juillet, quatre agents de la médiathèque ont rencontré l’équipe des Jardins solidaires du service du développement durable pour échanger autour des graines. « Vous connaissez les trois sœurs ? C’est une technique ancestrale de culture associée », informe Marco Benni des Jardins solidaires au groupe présent dans ce jardin du centre-ville. À travers cette visite sur le terrain, complétée par celle du jardin Prévert, les agents municipaux ont ainsi récolté de multiples informations sur les plantes cultivées à Tremblay.
Auparavant, ils ont découvert le stock de graines entreposé dans les locaux des Jardins solidaires et récupérer de précieux conseils. « Il va servir dans un premier temps à alimenter la grainothèque, qui sera prochainement mise en place au sein de la médiathèque. Nous avons 80 espèces de plantes annuelles et bisannuelles, ainsi qu’une soixantaine pour le potager », explique Marco Benni. « Pour la conservation, il ne faut pas d’humidité et de lumière ». Pour rappel, une grainothèque est un outil participatif basé sur le troc de graines.
Au cœur de prochains temps forts
Pour la médiathèque, ce projet autour des graines s’inscrit dans une démarche axée autour du développement durable et de la mise en valeur des collections de la structure. « Le projet est en cours de réflexion et de préparation. En plus des échanges avec le service du développement durable, nous allons faire des sorties dans des bibliothèques vertes afin de voir leur grainothèque.
Il y a quelques années, nous avions déjà testé une action de ce type, mais nous souhaitons mettre en œuvre un dispositif plus important. L’objectif est de donner la possibilité aux usagers d’échanger des graines et de végétaliser, mais nous voulons aussi organiser des temps forts autour de cette thématique », précise Sophie Gogibus, responsable du secteur jeunesse. Un événement, prévu le 30 septembre, va d’ailleurs semer la première graine de cette démarche.