Dès le matin, la mission commence : de 7 heures à 14 heures, les équipes de nettoyage et les balayeuses mécaniques sont à pied d'oeuvre pour assainir les rues de la ville. Les collègues de la collecte des encombrants embraient de 8 heures à midi, puis de 13 h 30 à 16 h 30, pour achever de faire place nette. Et malgré ces efforts, Tremblay ne serait pas encore suffisamment propre ?
" Bien sûr, il existe des points - parfaitement identifiés, du reste - où il y a encore des dépôts sauvages, des incivilités inacceptables, reconnaît Julien Turbian, adjoint au maire en charge de la Vie des quartiers. Mais je sillonne la ville en tous sens et je ne peux pas laisser dire que Tremblay n'est pas propre : même s'il y a encore des points à améliorer, nos agents font un travail remarquable. "
Des dépôts sauvages en nette baisse
Les chiffres sont d'ailleurs là : en 2021, les services ont collecté 1 246 tonnes de dépôts sauvages, ce qui a généré un coût de 200 000 euros pour la ville. En 2022 : les agents en ont ramassé 1 070 tonnes, dont 800 sur la période allant de janvier à avril. En 2023, le volume était de " seulement " 280 tonnes sur la même période. Comment expliquer cette nette baisse ?
" Tout le monde est sur le pont, explique Bruno Romain, chef de service à la division de la Voirie. La brigade de protection de l'environnement (BPE) accomplit par exemple un énorme travail de prise de contact avec les bailleurs et la population. " Créée en 2017, la BPE privilégie en effet les actions de prévention en direction des scolaires (notamment via sa participation à Écol'o vert, le projet de la Ville autour du développement durable), mais aussi vis-à-vis des habitants et des bailleurs : " Nous avons pu constituer un listing des bailleurs et des copropriétés, ce qui permet de prendre contact avec les habitants lorsqu'ils sortent leurs encombrants aux mauvaises dates, et de faire en sorte qu'ils les enlèvent. "
Feux à l'air libre, mécanique sauvage... : autant d'incivilités sur lesquelles la BPE intervient aussi, avec des rappels à la loi et des amendes. Ainsi, pour tout dépôt sauvage sur la voie publique, les contrevenants s'exposent d'ailleurs à une contravention de cinquième classe, qui peut aller jusqu'à 1 500 euros...