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Les explications de l'instigateur et maître de cérémonie.

Pouvez-vous nous expliquer la dictée géante et ses principes ?

R.S : C'est un projet né en 2013, qui n'avait pas la forme actuelle. En dix ans, il a pris une tout autre dimension. Aujourd'hui, c'est un projet porté par les habitants, qui rassemble toutes les générations et toutes les catégories sociales, avec des ateliers de sensibilisation à l'écriture et à la lecture. La dictée géante en est l'aboutissement. Les copies ayant le moins d'erreurs seront récompensées. L'idée, c'est aussi de vivre un moment de fête.

À l'origine, vous aviez choisi d'œuvrer uniquement dans les cités. Pourquoi vos événements s'adressent-ils aujourd'hui à un public plus large ?

Le projet initial, monté avec un acteur associatif, s'intitulait La Dictée des cités. C'était un peu trop excluant. Je voulais réunir tous les publics et aller vers quelque chose de plus fédérateur. La dictée ne doit pas être contrainte par une limite géographique. La langue française a une telle puissance qu'on ne peut pas la limiter, à l'image de la francophonie. En 2018, avec la Dictée géante, nous l'avons ouverte à d'autres horizons : au Stade de France, à la basilique de Saint-Denis, sur l'avenue des Champs-Élysées, et même dans l'espace avec Thomas Pesquet.

Selon vous, pourquoi le niveau d'orthographe baisse-t-il en France ?

Je suis de la génération du début des années 1970. J'ai grandi avec le stylo-plume et le buvard. Nous avions une concentration et un rapport au temps complètement différents. Aujourd'hui, nous vivons dans un monde hyperconnecté. Si l'on nous avait donné tous les outils dont disposent les générations actuelles, nous aurions les mêmes problématiques de concentration, qui font chuter le niveau de l'orthographe. La maîtrise de la langue est pourtant fondamentale. C'est une alternative à la violence. L'accès à la culture fait partie de l'émancipation et de l'insertion sociale et professionnelle.

Avez-vous une idée du texte que vous allez dicter à Tremblay ?

Le succès de la dictée repose sur deux choses. La première, c'est l'implication des habitants dans les différents ateliers, depuis mai, au sein des structures municipales, parce que le texte est conçu par eux. Le second point, c'est la restitution de la dictée, la forme qu'elle aura le jour J. J'ai hâte de la présenter au parc. Je suis sûr que l'on va passer un bon moment. La dictée est gratuite et ouverte à tous. C'est un rendez-vous avec les Tremblaysiens, qui peuvent venir en famille.

La Dictée géante, dimanche 9 juillet à 15h / Parvis Hôtel de ville / Parc de Tremblay.

Inscriptions sur www.ladicteegeante.com

Renseignement au 07 55 86 48 90