Sommaire

Entretien avant récital à L’Odéon, le 10 décembre…

Quand avez-vous commencé le piano ?

J'avais 4-5 ans quand j’ai commencé à apprendre à jouer du piano. Je suis issu d’une famille de musiciens, j'ai donc pu recevoir de l’aide et du soutien dans ce domaine. Mon père est pianiste et compositeur. Quand j'étais enfant et que j'ai vu comment il travaillait, j’ai voulu faire comme lui. À 5-6 ans, j’ai suivi des cours dans une école de musique ordinaire. Plus tard, je suis entré dans une école de musique spéciale, qui combinait l'enseignement général avec la musique. C’est un lycée bien connu nommé Solomiya Krushelnytska, à Lviv. J'y ai rencontré mon professeur, qui m’a enseigné pendant 11 ans.

À quel moment avez-vous décidé d’en faire votre métier ?

Enfant, il est difficile de comprendre que le piano est votre vocation, le métier que vous souhaitez exercer dans la vie. Mais mon professeur, Youri Moysiak, m’a aidé à en prendre conscience. J’avais 13 ans quand j'ai compris que jouer du piano était ce dont j'avais besoin. Pendant cette période, je me suis mis à composer, ce que je continue à faire parfois. J’ai d’ailleurs pensé un temps devenir compositeur…

Est-ce que vous travaillez le piano tous les jours ?

Oui, je pratique beaucoup. Surtout si j'ai une préparation pour un concert ou de gros programmes de concours qui doivent être préparés rapidement. Normalement, c'est environ sept heures de travail par jour.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de concours de piano internationaux ?

Ces derniers temps, j'ai beaucoup participé à de nombreux concours de piano. Parmi ces concours, je peux citer le concours Maria Canals à Barcelone, le concours Maisons Laffite à Paris, le concours Paderewski en Pologne, le concours Top of the World Piano en Norvège, le concours Tbilissi en Géorgie, le concours Richard Vines à Espagne, Concours de piano Colafemmina à Aquaviva delle Fonti en Italie.

Préférez-vous jouer en solo ou en orchestre ?

Les deux, mais c’est vrai que parfois, c'est beaucoup plus difficile avec l’orchestre, car tout dépend non seulement de moi, mais aussi du chef et de l'ensemble. Avez-vous des compositeurs préférés ? Je fais de la musique depuis assez longtemps pour ne pas avoir de compositeur préféré. C’est un métier non seulement de reproduire, mais aussi d’aimer la musique. Par conséquent, je dois aimer chaque morceau que je joue. Sinon, l’auditeur ne pourra pas ressentir les émotions nécessaires.

Qu’allez-vous jouer pour le récital de Tremblay ?

Le récital débutera par la musique du claveciniste italien Domenico Scarlatti. Je jouerai quatre petites sonates. Ensuite, j'interpréterai une sonate de Robert Schumann puis deux préludes de Claude Debussy. Je présente également au public le compositeur ukrainien Viktor Kosenko. Le programme se conclura par une sonate de Béla Bartók.

Depuis quand êtes-vous réfugié en France ?

Je viens de la ville de Lviv dans l’ouest de l’Ukraine et je suis arrivé en France depuis la fin avril. Je vis dans la maison de bonnes personnes qui ont accepté de m'accueillir et où je peux vivre et jouer du piano. Mes séjours sont assez courts, environ deux semaines pendant lesquelles je travaille, je me prépare et ensuite je repars pour des concerts ou des concours.