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Cinq ans après le début de #MeToo et du mouvement de libération de la parole qui a suivi, les victimes de violences sexuelles et sexistes sont de plus en plus nombreuses à dénoncer ces actes répréhensibles. La Ville de Tremblay soutient ce mouvement.

Une formation au primo-accueil, c’est-à-dire la première réponse à apporter aux personnes victimes de violences, est également prévue durant trois jours, courant novembre, pour 16 agents qui reçoivent les habitants ou travaillent au contact du public (centres sociaux, police municipale…).

Porter attention aux petits signes

Au centre social Louise-Michel/Mikado, certainement l’une des structures municipales les plus fréquentées, 2 agents en poste à l’accueil vont suivre cette formation. « Cela va leur permettre d’adopter une meilleure posture et donc d’adapter notre accueil », juge Faïda Yahiaoui, la directrice adjointe du centre social. Car si l’accueil d’un établissement manque de confidentialité et n’invite donc pas à s’épancher, les agents peuvent néanmoins apprendre à porter une attention particulière à certains mots, certaines attitudes, certains signes, si petits soient-ils.

Au fil des années, les équipes du centre social ont maintes fois été confrontées à des situations très difficiles. « Cela peut prendre des années avant qu’elles soient décelées, poursuit Faïda Yahiaoui, car il faut tisser des liens de confiance. Les confidences peuvent se faire à de multiples occasions – lors de séjours, d’ateliers ou encore au LAEP [lieu d’accueil enfants-parents]… Parfois, c’est aussi par les enfants que nous prenons connaissance de ces situations. Notre travail est de continuer à tisser des liens de confiance et d’orienter au mieux les personnes.»

Certains partenaires associatifs de la ville sont également intéressés par cette formation, à l’instar d’Arrimages, une association de prévention spécialisée qui travaille auprès des jeunes Tremblaysiens ou encore de la Boutique club emploi. D’autres sessions de formation devraient être organisées en 2023.