De la médiathèque à L’Odéon, ces PEAC les invitent à rencontrer des artistes, à découvrir des œuvres, mais aussi à s’essayer à diverses pratiques artistiques.
Utiliser des technologies créatives et interroger son rapport aux machines, ou encore sympathiser avec des araignées en tissu pour combattre les préjugés sur cette espèce dont le rôle écologique est mal connu : une fois de plus, cette année, les propositions des parcours d'éducation artistique et culturelle (PEAC) concoctés par la division des Affaires culturelles de la Ville brillent par leur diversité. Toutes les structures culturelles sont mobilisées : la médiathèque Boris-Vian, L'Odéon avec le conservatoire municipal et la Scène JRC, le théâtre Louis-Aragon, l'espace Jean-Roger-Caussimon ainsi que le cinéma Jacques-Tati.
Nouveauté cette année : un grand nombre de propositions concernent les élèves de maternelle. " La municipalité a souhaité s'investir auprès des plus petits avec des parcours plus nombreux, ouverts aux écoliers de moyenne et grande section. Car notre objectif est que tous ces jeunes aient une pratique culturelle qu'ils pourront poursuivre de leur côté ", détaillait Vincent Favero, adjoint au maire délégué à la Culture, à l'occasion de la présentation des PEAC aux enseignants de Tremblay rassemblés le temps d'une matinée au théâtre Louis- Aragon (TLA).
" Faire vivre aux enfants des moments inoubliables "
Ces PEAC, qui s'étendent sur quelques heures, plusieurs jours voire plusieurs semaines, ont pour objectif d'éveiller la curiosité des enfants. " Ils vont apprendre à se mouvoir sur scène, développer des compétences artistiques... Des expériences de création de spectacle vont aussi leur faire vivre des moments inoubliables ", affirme Naouel Sissoko, dumiste (c'est-à-dire musicienne intervenante en milieu scolaire) à L'Odéon, qui propose notamment des parcours autour de l'éveil musical et sonore ainsi qu'un laboratoire vocal.
Les enseignants volontaires ont le choix parmi tous ces PEAC, qui conjuguent une proposition artistique (concert, exposition...) et des ateliers avec les artistes. Certaines rencontres aboutiront d'ailleurs à une restitution.
Des reconductions... et des nouveautés
Pour cette saison 2022-2023, certains parcours sont reconduits, comme " Octopattus philantropia ", exposition de la plasticienne et conteuse Mathilde Lebossé, proposée par la médiathèque aux CM1 et CM2, qui s'intéresse avec humour et poésie à l'univers de l'araignée. Le projet " Constellation ", avec cette année la chorégraphe Balkis Moutashar, porté par le TLA en partenariat avec le Centre national de la danse de Pantin, est lui aussi de retour.
Il a pour particularité de s'adresser à une classe de primaire et à une autre du lycée Léonard-de-Vinci. D'autres parcours singuliers sont à découvrir, suggère Vincent Favero : " L'exposition "Cache-Cache ville", à la médiathèque, va ainsi inviter à plonger dans l'univers d'un artiste, initié par un livre jeunesse. Pour certains jeunes visiteurs, c'est l'occasion d'avoir une première approche d'une exposition."
L'espace Jean-Roger-Caussimon invitera quant à lui les enfants à questionner le numérique et les images à travers quatre parcours courts, comme " Objets connectés ", un PEAC proposé dans le cadre de l'édition 2022 de Photophore sur le thème des formes comportementales à l'ère du digital. Il interroge nos rapports aux machines contemporaines et nos comportements face à elles. Les jeunes participants se joueront des codes pour aboutir à la création d'un jeu interactif. Des parcours plus longs lanceront de leur côté une réflexion sur l'utilisation des technologies, le tout avec des artistes en résidence comme Dasha Ilina, spécialisée dans le numérique.
Encadré jeune public
Des spectacles et des projections jeune public toute l'année
En parallèle des parcours d'éducation artistique et culturelle, les enseignants et écoliers tremblaysiens pourront entre autres assister à quatre concerts à L'Odéon (Super Ego, La Pluie fait des claquettes, L'Ascenseur cosmique et La Cordalinge). Sans oublier de nombreuses projections au cinéma Jacques-Tati, qui, comme chaque année, a conçu une programmation pour les rendez-vous Du cinéma dans le cartable.