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Le portier est numéro un au nombre d'arrêts, et il compte bien le rester.

Les chiffres sont éloquents : en quinze matchs de Proligue lors de la phase aller, Cyril Dumoulin a stoppé 190 ballons - soit 12,7 parades par rencontre, et ce avec 36 % de réussite dans ses interventions. Une moyenne très élevée, qui le place donc en tête du classement des gardiens de la division. Il a un seul vrai poursuivant à ses basques : le Dijonnais Wassim Helal (186 arrêts, 34,7 % de réussite).

Assumant son statut, Cyril Dumoulin est aussi sûrement le Tremblaysien qui aura été le plus décisif au sein de l'équipe. " Cela fait plaisir d'être à cette place, mais c'est à la fin du bal que l'on paie les musiciens. Je ne suis qu'à mi-chemin de cette saison, et ce qui compte vraiment sera le résultat final, glisse l'ex-international. Ce chiffre de 190 parades est flatteur - j'ai fait des saisons en Starligue à moins que cela - mais il est en lien avec des circonstances inhabituelles puisque Rubens Pierre est blessé depuis plusieurs mois. Cela me donne énormément de temps de jeu et donc plus d'opportunités de faire des arrêts. Ce qui me semble le plus parlant est probablement le pourcentage, qui est à 36 %, ce qui est positif quand j'estime qu'une bonne base doit être à 33 %. Quand tu es au-dessus, tu pèses un peu plus dans le résultat final. Et c'est ce pour quoi j'ai été recruté. Cela fait partie de mon rôle d'être décisif, on m'a fait confiance pour ça. Je suis content de répondre aux attentes et je dois continuer ainsi. "

" Il est conscient qu'il peut encore évoluer "

Au regard du sérieux et de l'implication du joueur, il ne devrait pas en être autrement. Et ce n'est pas Patrice Annonay, ex-dernier rempart de la maison et désormais entraîneur des gardiens, qui dira le contraire. Le technicien détaille : " Pour qualifier Cyril, il y a trois mots qui me viennent à l'esprit : performance, expérience et gestion. Au-delà de ça, c'est un joueur qui est impressionnant dans sa lecture du tireur, dans sa façon de l'amener là où il veut. Il a une grande culture du duel tireur/gardien de but. C'est impressionnant et il utilise à merveille sa taille et son envergure pour enlever des solutions au tireur. J'aime bien ça chez lui. Et puis ce qui est vraiment intéressant, c'est que l'on peut, parfois, ne pas être d'accord sur un fait de match ou un sujet technique mais qu'il y a une grande confiance entre nous pour faire des analyses sur les tireurs, sur le comportement des joueurs, sur la défense... Ça nous conforte tous les deux. C'est quelqu'un d'ouvert. Au début quand il est arrivé, c'est assez marrant je lui ai dit que je ne l'avais pas vu beaucoup faire de relance avec un résultat positif. Il m'avait répondu : " c'est pas trop mon truc. " Je lui ai donné deux-trois petites billes et maintenant, ça s'améliore. Il a une capacité d'apprentissage réelle. On se rejoint là-dessus car on est curieux de notre poste, de la culture de celui-ci. Même si aujourd'hui, avec son expérience et son âge, les lignes à bouger sont plus restreintes, il est conscient qu'il peut encore évoluer. "

Un atout non négligeable pour les pensionnaires du Palais des Sports qui peuvent s'appuyer sur un compétiteur inlassable : " Si tu ne te remets pas en cause, tu stagnes, opine l'actuel portier. Et stagner, quand on on a mon âge, c'est régresser. Malgré ce qu'on pense, je ne suis pas d'accord avec le fait que l'on ne peut plus progresser passé un certain âge. On peut au moins essayer. Et je ne suis pas lassé, je suis prêt à faire les efforts nécessaires pour aller chercher les victoires. On est deuxième ex-aequo, il reste quinze matchs et on est encore dans les clous pour réaliser notre objectif : remonter en Starligue. "