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Réaction de François Asensi, maire de Tremblay-en-France.

Le groupement lauréat chargé de concevoir et réaliser le Colisée a été désigné le 12 avril 2021. Quelle a été votre réaction ?

Je suis très satisfait de la décision du Conseil de territoire. Je me félicite aussi du soutien que lui a apporté le président de Paris Terres d’Envol, Bruno Beschizza. L’avancée du Colisée montre que quand les projets sont porteurs pour tout le territoire, les clivages politiques s’estompent.

C’est un parcours qui a duré près de 10 ans, l’aboutissement d’un travail de longue haleine. Pour le mener, nous avons beaucoup échangé avec les préfets, rencontré les fédérations sportives de basket, volley-ball, badminton, boxe, tennis… pour leur demander ce qu’elles en pensaient.

En quoi cette salle de spectacle va-t-elle bénéficier à l’ensemble du territoire ?

Le Colisée Grand Paris est un projet fondamentalement territorial et non tremblaisien. Nous n’avons pas besoin, à Tremblay, d’une structure de 9 000 places. C’est un projet qui permet de mieux doter le territoire en infrastructures de spectacle. Quand on observe les équipements de ce type en Île-de-France, ils sont soit dans Paris intramuros, soit positionnés au sud-ouest de la capitale.

On était assez dépourvu de ce type de salle au nord de Paris. De plus, il est situé à la croisée de trois départements, le Val d’Oise, la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis, et bénéficiera donc en réalité à près de 5 millions d’habitants. Avec la proximité de la gare TGV de Aéroport Paris-Charles de Gaulle des gens de toute la France pourront aisément venir pour un concert par exemple.

Le Colisée sera situé au cœur d’AeroliansParis, pourquoi ce choix ?

Il sera en effet un équipement structurant du quartier d’affaires AeroliansParis. Il y apportera de la vie, de l’animation le soir. L’idée, c’est que les personnes qui sortiront de leur travail puissent aller boire un verre ensuite entre collègues, écouter un concert, aller dîner au restaurant… En plus des entreprises, il y aura différentes gammes d’hôtels, un centre de balnéothérapie, des restaurants ainsi qu’une résidence de type co-living et une pépinière de start-ups.

Sur le plan environnemental, l’aréna semble assez innovante…

Le groupement Legendre et DVVD est celui qui a proposé le projet d’Aréna qui collait le plus avec le cahier des charges déposé par l’exploitant. Il a un vrai parti-pris environnemental : en plus des 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques installés sur le toit, l’utilisation de 75 000 briques en terre crue issues du projet Cycle Terre de Sevran pour construire l’une des salles, va permettre de créer de l’emploi localement mais aussi d’éviter le rejet dans l’atmosphère de 550 tonnes de CO2, soit l’équivalent de 45 000 aller-retours en voiture entre Paris et le Colisée.

Quelles retombées économiques attendez-vous pour les habitants de Paris Terres d’Envol ?

Le Colisée sera une locomotive pour le territoire, comme l’a été le Stade de France pour la Plaine-Saint-Denis. Sur le plan économique, il y aura de la création d’emplois en restauration, hôtellerie… mais aussi l’implantation dans le domaine des hautes technologies, avec l’installation d’entreprises prestigieuses.

Quand le Colisée devrait-il sortir de terre ?

Son ouverture est prévue au premier trimestre 2024.