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L'économie circulaire vise à diminuer notre impact sur l'environnement et à réduire l'exploitation des ressources naturelles. L'agroécologie s'inscrit pleinement dans ce cercle vertueux en faisant des déchets végétaux des matières réutilisables. Utilisées par les Jardins solidaires avenue de la Paix, dans les espaces et les équipements publics ou encore dans les écoles primaires, ces méthodes améliorent les propriétés et la fertilité des sols.

Culture en lasagnes

" Le retour au sol des matières organiques a un double intérêt, explique Marco Benni, responsable des Jardins solidaires. Cela permet de stocker du carbone dans la terre et de réduire la quantité de déchets incinérés ou enfouis. " Adeptes de la permaculture, les Jardins solidaires ont vite compris l'importance de recycler deux sources essentielles : la tonte et les feuilles mortes. Comme le précise Marco Benni, " la culture en lasagnes est un exemple d'outil d'agroécologie très indiqué en milieu urbain. Elle consiste à récupérer les feuilles mortes sur les trottoirs ainsi que les résidus des tontes effectuées par les Espaces verts ou la Régie de quartier chaque été. Ensuite, on empile alternativement de la matière verte azotée (herbe, feuilles vertes broyées, épluchures de cuisine...) et de la matière brune carbonée (feuilles mortes, broyat de bois, copeaux, etc.) pour faire du terreau. Nous utilisons le miscanthus, une plante herbacée vivace, en guise de paillage. Grâce à cette technique, les plantes annuelles, les aromatiques ou les fleurs prospèrent dans nos jardins. "

Pour le service municipal des Espaces verts, cette démarche écologique permet de diminuer les transports en camion des déchets végétaux jusqu'à la déchetterie.

Les secrets d'un bon compost

En 2018, après la création du jardin de la Paix, un lieu a été aménagé pour stocker les feuilles collectées. Le recyclage des végétaux exige toutefois d'être vigilant sur l'origine et la nature des matières organiques et d'éviter de ramasser les végétaux tombés sur la voirie, qui risquent d'être pollués par les hydrocarbures. Les feuilles mortes glanées dans la rue ne serviront donc pas à la plantation de fruits et légumes, mais uniquement à la production florale.

" Notre objectif est que les déchets végétaux produits localement soient valorisés par un retour au sol, conclut Marco Benni. C'est pourquoi, avec une dizaine de Tremblaysiens, nous travaillons à la production de compost au jardin de la Paix. Sa qualité n'a d'ailleurs cessé de s'améliorer. Les habitants ont vite compris les secrets d'un bon compost : la clé, c'est un apport équilibré de matière sèche et humide. "