Envoi d'une ambulance, création de forages pour l'eau ou encore construction d'un collège : les actions de coopération mises en oeuvre par la ville de Tremblay sont nombreuses. Engagée sur le plan international, la municipalité a noué plusieurs partenariats via des conventions avec la ville de Loropéni au Burkina Faso et la communauté urbaine de Fatao au Mali. Arrivant à terme, ces accords trisannuels doivent être renouvelés à l'occasion de la signature de nouvelles conventions, le 19 novembre à Tremblay.
Ces conventions portent sur l'accès à l'éducation, au sport ou à la culture. Des thèmes qui s'inscrivent dans une tradition d'ouverture au monde chère à la municipalité, comme le souligne Céline Fau, conseillère municipale déléguée au Comité de jumelage : " Tremblay est une ville porteuse d'un idéal universaliste d'amitié entre les peuples. Il s'agit de mettre en avant la réciprocité des échanges avec nos villes partenaires, l'enrichissement mutuel, le partage d'expériences et de savoirs. "
Des associations engagées
La coopération décentralisée s'articule autour d'un partenariat entre des collectivités locales de pays différents. L'échange est mutuellement avantageux. En France, ces coopérations ont été instaurées après-guerre via les jumelages, puis elles sont devenues multiformes. D'ordinaire, le premier contact s'établit par l'intermédiaire d'un appui local, par exemple un habitant lié à un autre pays.
À Tremblay, les échanges ont débuté en 1982, via un premier jumelage avec la ville de Marsciano en Italie, puis en 1988 avec Loropéni. Les échanges culturels des premières années se sont élargis à des projets de développement. Dans le cas de Fatao, la coopération a débuté en 2009 autour des questions de santé. Tremblay a également développé des liens d'amitié avec la ville aéroportuaire cubaine de Boyeros et la commune de Beit Jala en Cisjordanie.
" La coopération et la solidarité passent aussi par les associations locales porteuses de projets ", précise Joseph Désiré Eloundou, chargé de mission sur la Coopération décentralisée à la mairie. " Le service Relations internationales est là pour les soutenir, notamment grâce des subventions votées en conseil municipal. " En 2019-2020, trois associations ont ainsi reçu une subvention : l'Association Cri et Action pour Haïti (projet de gestion des déchets), Les Archanges (création d'une ferme agricole) et l'Association de Ressortissants Maliens de Yaguiné Banda en France (construction de trois classes).
Encadré coopérations
Boyeros : une coopération naissante
Tremblay envisage de développer une coopération sportive avec la ville de Boyeros à Cuba. Cette dernière a pour particularité d'accueillir le centre de préparation olympique et paralympique cubain. Dans le cadre des Jeux olympiques de Paris 2024, Tremblay s'est portée candidate pour obtenir le statut de centre de préparation olympique pour des délégations de sportifs étrangers. Elle pourrait donc accueillir une délégation d'athlètes cubains de haut niveau. Comme le soulignait l'ambassadeur de Cuba en France, Elio Rodriguez Perdomo, lors de sa visite à Tremblay le 13 octobre, " le maire de Boyeros et son conseil municipal sont très intéressés par le fait de pouvoir approfondir les échanges avec [Tremblay], dès que les conditions sanitaires le permettront. Après nos bons résultats aux derniers JO de Tokyo, il faut commencer à se préparer pour les Jeux de Paris 2024. Cette préparation comprend des contacts avec des communes qui seraient en capacité d'accueillir nos sportifs cubains". Un premier jalon qui pourrait bien lancer d'autres coopérations dans les domaines du développement durable, de la politique sportive ou encore de la santé publique.
Fatao : l'éducation, une priorité
La coopération entre les villes de Tremblay et de Fatao au Mali arrive à son terme cette année. En mai 2021, le maire de Tremblay, François Asensi, et son homologue de la communauté urbaine de Fatao, Mady Diagouraga, ont souhaité poursuivre cette coopération qui touche à deux domaines : l'eau et l'assainissement. Sur le terrain, cela s'est concrétisé par la réalisation d'une étude géologique concernant trois forages sur les cinq existants, mais aussi deux adductions d'eau potable et l'élaboration d'un plan stratégique d'assainissement. La création de latrines pour des écoles et la formation de comités de gestion sont par ailleurs en cours. L'installation de trois pompes à motricité humaine, deux adductions d'eau potable dans les villages de Diabira et de Gourdy ainsi qu'une sensibilisation à l'hygiène ont, elles, été effectuées au cours de cette rentrée scolaire. Le 19 novembre, une nouvelle convention de coopération sera signée pour trois ans ; elle sera élargie aux domaines de la culture, de l'éducation, du sport et de l'égalité femmes-hommes.
Loropéni : une coopération ravivée
Fin mai, François Asensi et Sié Pooda, maire de Loropéni au Burkina Faso, ont décidé de relancer la coopération qui, malgré des contacts réguliers, était en sommeil entre les deux villes jumelées, en proposant l'élaboration d'une nouvelle convention intégrant les domaines suivants : l'eau et l'assainissement, l'éducation (avec la construction de dix salles de classe en trois ans), la santé avec des actions de prévention et de sensibilisation aux maladies récurrentes (paludisme, dengue...), ou encore la culture et la promotion du sport.
Encadré soutenir les victimes
Soutenir les victimes de catastrophes
En parallèle de ces projets de coopération, l'aide d'urgence internationale est une valeur ancrée à Tremblay. La municipalité vient en aide aux populations les plus démunies ou frappées par des catastrophes naturelles. Le 30 septembre, une subvention de 50 000 euros a ainsi été votée en faveur d'une ONG mobilisée après les incendies en Algérie. Auparavant, la ville avait témoigné sa solidarité par le biais d'un don de 30 000 euros en 2020, après la double explosion à Beyrouth au Liban, et un autre de 10 000 euros en 2017 après des incendies au Portugal. Tremblay avait également répondu présent pour soutenir les victimes du tremblement de terre en Italie à l'été 2016, ou encore les sinistrés de l'ouragan Matthew qui a frappé Haïti en octobre 2016.