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L’occasion d’aborder les difficultés de l’établissement. 

Cet été déjà, la saturation des urgences avait alerté sur une situation dégradée. Depuis, les salariés de l’hôpital ont bien entendu des annonces  gouvernementales mais constaté aucun moyens réels débloqués pour leur établissement. Pour eux il y a urgence à agir : « 93 postes dont 50 postes d’infirmières sont actuellement vacants » ont expliqué les personnels aux deux élus. « En gériatrie, il n’y a que 3 infirmières sur 9 soit 6 postes vacants ! » Et les représentants CGT de regretter l’absence de réponses de l’État sur la reprise de la dette de l’hôpital qui plombe tous les investissements pourtant indispensables pour répondre aux besoins de modernisation et d’extension de l’hôpital.

« On manque de tout, de personnels mais aussi de lits, de place dans les services, même de brancards » reconnaissent les professionnels de santé. Lorsque les postes sont pourvus, ils le sont par des salariés précaires à qui l’on refuse l’accès au statut de la fonction publique hospitalière. Certaines aides-soignantes sont contractuelles depuis plus de 10 ans. La CGT de l’hôpital Robert Ballanger a écrit au ministre de la santé à ce sujet le 23 septembre dernier, déplorant que la majorité des personnels hospitaliers contractuels, sur lesquels le gouvernement a pu compter pendant la pandémie, n’ont aucune perspective de titularisation.

Pour François Asensi, très attaché à cet hôpital dont il a assuré la présidence du conseil de surveillance pendant près de 25 ans, il estime inadmissible le manque d’écoute gouvernementale à leur situation, la pandémie a montré les limites d’un sous-investissement chronique dans l’hôpital public qu’il dénonce depuis des années : « Il faut en finir avec les baisse de dotations, le manque d’investissement, la précarité des personnels, les fermetures de lits qui conduisent inéluctablement à une baisse de qualité de prise en charge des habitants de nos communes. »     

À la suite de cette réunion, Stéphane Blanchet va contacter les maires des communes du périmètre de l’hôpital pour définir une action auprès des autorités concernées.