Sommaire

Des pics d’audience mais des pertes économiques records : à l’heure des bilans, les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo ne sont pas à un paradoxe près. Ce qui relève moins de la règle à calcul, c'est l'influence que ce double rendez-vous et son flot d’images d'exploits auront sur la pratique sportive au quotidien, dans les clubs et au sein de la population. A priori, le tableau décevant des médailles tricolores aux JO, avec 33 breloques, n’a pas de quoi emballer – même s'il est plus encourageant côté Jeux paralympiques, avec 54 récompenses. Qu'importe, les épreuves de Tokyo ont produit leur effet. En témoigne la reprise dans les associations sportives à Tremblay.

Un indicateur : l’affluence au Forum des associations, le 4 septembre dernier. Après une saison 2020-2021 quasiment blanche dans certains clubs à cause du Covid, beaucoup misent sur un « effet Jeux », comme l’antidote qui leur permettra de redresser la courbe des adhérents et d'inciter un nouveau public à les rejoindre. « Avec la crise sanitaire, nous sommes descendus de 3 600 à 2 800 licenciés, et presque toutes nos activités – les sports de contact et la gymnastique d’entretien en particulier – ont souffert. Alors nous comptons sur cet après-JO pour nous relancer et réorganiser nos rangs », confirme Hervé Simon, président du TAC Omnisports.

Le TAC Volley, lui, a déjà touché les dividendes de l’or de l’équipe de France. « On n’a jamais autant parlé de volley à la télé, avec une image positive et de diversité qui nous correspond bien, assure Gaël Protat, son président. Le Covid nous avait fait perdre quasiment 50 % de nos licenciés, mais depuis la fin du mois d’août nous croulons sous les demandes, avec une trentaine de nouveaux inscrits chez les 15-18 ans et la création d’une section loisirs. » À ce rythme-là, le club pense atteindre les 180 licenciés. Ce serait plus qu’avant le virus.

Un élan à relativiser

Le TAC Taekwondo se félicite lui aussi en cette rentrée, avec près de 290 adhérents et le grand retour des féminines dans ses rangs. Mais la médaille de bronze d’Althéa Laurin en plus de 67 kg n’explique pas tout. « Même au pire moment de la crise sanitaire, nos effectifs n’ont pas fondu parce que nous avons pu maintenir une pratique en extérieur et sur les réseaux sociaux. Et puis, nous avons été très présents dans les activités d’été en ville », détaille Hamid Hashemi, le directeur technique. Le club a d’ailleurs dû stopper les nouvelles inscriptions car ses créneaux d’entraînement étaient complets.

Revenue sans médaille, l’escalade a cependant réussi son entrée à Tokyo, avec des images à couper le souffle de duels sur les parois. Le Grimpe Tremblay Dégaine relativise cependant l’élan attendu. « Même si nous avons davantage d’enfants amenés par leurs parents qui ont découvert notre discipline aux Jeux, notre socle de pratiquants reste les plus de 12 ans et les adultes, qui doivent avoir le passe sanitaire », rappelle Anthony Tiphaine, le président. Cette obligation pourrait-elle enrayer la dynamique de retour sur les stades et dans les gymnases que les acteurs du sport à Tremblay cherchent à retrouver ?