Assis sur un banc, les élèves sont bien calmes dans le gymnase du collège Romain- Rolland. Dans quelques minutes, ils seront dix, de la 5e à la 3e, à recevoir leur première dose de vaccin (Pfizer) contre le Covid-19. L’appréhension est palpable. Les équipes du centre de vaccination tentent de mettre les adolescents à l’aise. Nour, 14 ans, est la première à passer. « Tu sais, tu as déjà eu des vaccins. Moi je suis vaccinée. Ne t’inquiète pas », rassure l'une des secrétaires d’accueil. Durant une heure et demie, les élèves vont passer par les étapes de la vaccination.
À Tremblay, les trois collèges – René-Descartes, Romain-Rolland et Pierre-de-Ronsard – étaient concernés par la vaccination. Cette opération, lancée le 7 septembre par l’Éducation nationale, en lien avec l’agence régionale de santé (voir encadré), ciblait les collégiens de plus de 12 ans. Hormis les élèves de René-Descartes, qui se sont déplacés au centre de vaccination car leur collège est juste à côté, les ados se sont fait vacciner au sein de leur établissement.
Ce matin, au collège Romain- Rolland, 10 élèves ont ainsi répondu à l’appel, alors que les 350 élèves de 5e, 4e et 3e étaient potentiellement concernés par cette campagne. « Nous ne pouvons pas connaître le nombre d’élèves déjà vaccinés puisque nous ne sommes pas habilités à le demander à leurs parents », explique le principal de Romain-Rolland, Eduardo Ferrier. « Après cette opération, nous allons continuer à sensibiliser et informer les jeunes sur le sujet, d'autant que le passe sanitaire est devenu incontournable au quotidien. »
Passe depuis le 30 septembre
Pour les adolescents vaccinés, de nouvelles portes s’ouvrent, notamment celles des loisirs, tributaires du passe sanitaire. Il est devenu obligatoire le 30 septembre pour les plus de 12 ans et deux mois. Camille, 12 ans et demi, va profiter plus facilement de nouveaux lieux. « Je pourrai aller dans les magasins, au restaurant. Pour les activités extrascolaires, je pratique de la danse voltige au collège. Maintenant, je suis plus tranquille », confie-t-elle. Sa mère, Valérie Maisse, avait donné son accord pour cette première injection. « Néanmoins, j’avais demandé l’avis à mon médecin auparavant, indique-t-elle. Il m’a rassurée. Cette initiative est une bonne chose. Le faire au collège nous évite aussi de courir et de trouver des disponibilités pour les rendez-vous. » Les équipes du centre de vaccination devaient revenir au collège Romain-Rolland le 7 octobre pour injecter la deuxième dose.