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 La ville a, quant à elle, engagé entre 2008 et 2016 plus de 4 millions d’euros pour réduire ces risques.

Les épisodes de pluies diluviennes qu’a connu la région depuis la fin du mois de mai ont provoqué des dégâts conséquents chez nombre de ménages Tremblaysiens : garages et sous-sols inondés, coulées de boue, terrains détrempés… La Ville, qui avait demandé à la préfecture la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, a obtenu gain de cause pour les épisodes des 3 et 4 juin ainsi que des 12 et 13 juillet (télécharger l'arrêté ministériel). Les foyers sinistrés ont donc dix jours à compter du 25 août pour engager des démarches auprès de leur assurance. L’État avait par ailleurs déjà reconnu, courant juillet, l’état de catastrophe naturelle pour les dégâts causés à Tremblay par les pluies survenues les 19 et 20 juin.

Adaptation au changement climatique

Depuis 2016, la Ville de Tremblay n’est plus l’autorité compétente en matière d’investissement, de gestion et d’entretien du réseau d’eaux pluviales et usées, ayant passé la main à Paris Terres d’Envol dans le cadre de la création de la Métropole du Grand Paris. Néanmoins, de 2008 à 2016, ce sont près de 4,5 millions d'euros de travaux et d’aménagements que la municipalité a engagé pour entretenir et rénover les collecteurs d’eau pluviales et pour augmenter leur capacité de rétention afin d’éviter ces inondations. « Ces investissements se sont également traduits par la création de trois bassins de rétention, de nombreuses extensions de réseaux permettant un meilleur maillage et une plus grande surface d'absorption des eaux de pluie », précise-t-on à la direction des services techniques. Des réseaux ont en outre été redimensionnés afin de s'adapter aux effets du dérèglement climatique.

Cependant, la commune subit certains collecteurs départementaux trop petits. En parallèle, la prévention des inondations passe également par la lutte contre l’imperméabilisation des espaces verts et naturels. Dans cette optique, la ville s’est mobilisée pour la préservation de ses terres agricoles au Vieux-Pays et contre la promotion immobilière sauvage. Elle veille également à inclure systématiquement, dans la conception de projets urbanistiques, des aménagements spécifiques pour lutter contre l’effet de gaz à effet de serre, comme la plantation d’arbres ou la réalisation de toitures végétalisées, comme par exemple pour la nouvelle restauration scolaire de l’école Anatole-France.

Les démarches 
Les personnes sinistrées doivent impérativement contacter leur assureur pour faire état des dégâts constatés. Elles peuvent également remplir un formulaire en ligne pour se signaler auprès des services municipaux afin qu’ils aient connaissance de chaque situation sur la commune. Par la suite, c’est la Ville qui formule une demande de reconnaissance de catastrophe naturelle auprès du préfet du département de la Seine-Saint-Denis. Une commission interministérielle, présidée par le ministère de l’Intérieur, donne ensuite un avis sur chaque dossier communal. Si un avis favorable est émis, la municipalité alerte alors individuellement chaque administré qui lui a signalé son sinistre. Renseignements auprès de l'hôtel de ville au 01 49 63 71 35.