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Après une saison très perturbée par la crise sanitaire, les acteurs de la vie locale se veulent optimistes.

« Passe, clef, freeze : vous allez maintenant faire ces mouvements au sol », lance le chorégraphe et formateur Thierry Anoman, dit « Tino », aux douze jeunes présents dans une salle de l’espace Louise- Michel en cet après-midi de juillet. Les apprentis danseurs, âgés de 8 à 13 ans, enchaînent les mouvements techniques de hip-hop et de breakdance. Ils savourent ce stage estival proposé par l’association Yin Yang (via son projet Tinoschool). Au cours de ces derniers mois, ils n'avaient en effet pas pu profiter des salles de danse ni des autres structures tremblaysiennes, et avaient dû suspendre leurs activités à cause de la pandémie.

La vidéo à la rescousse

L’association Yin Yang a tenté de trouver des solutions pour maintenir le lien avec ses adhérents. « Après le premier confinement, nous avions anticipé en mettant en place une plateforme en ligne dédiée à nos membres. Quand les activités ont été de nouveau suspendues durant cette saison, nous l’avons utilisée pour diffuser chaque semaine une vidéo d'un événement ou d’une chorégraphie préparée par les professeurs », explique Sabrina Cornille, responsable projet au sein de l’association. Grâce à ces vidéos, les élèves ont eu la possibilité de danser de chez eux jusqu’à la reprise en présentiel courant juin. « Nous gardons espoir pour la prochaine saison et nous restons positifs. Si les cours devaient être annulés encore une année, cela représenterait une grosse perte… »

Un état d’esprit partagé par la présidente de l’association Barbusse Cottages, Sandra Krimm. « Nous sommes optimistes et motivés pour la rentrée. Nous serons d’ailleurs présents au Forum des associations », souligne la responsable. Cette saison 2021- 2022 représente un enjeu important, avec l’objectif de maintenir un maximum d’activités (yoga, renforcement musculaire, CrossFit…). « Nous avons connu une année blanche l’an dernier. Nous n’avons en effet pas encaissé les adhésions car nous avons dû tout arrêter fin octobre-début novembre pour ne reprendre que fin juin, lors d’une semaine portes ouvertes. »

Malgré cette pause forcée, l’association a gardé le contact avec ses licenciés grâce à des vidéos du cours de yoga diffusées toutes les semaines, mais la situation est devenue très compliquée. « Nous avons dû nous séparer de deux professeurs », regrette Sandra Krimm. L'enthousiasme est néanmoins partagé par les équipes, pressées de rencontrer les actuels ou futurs adhérents lors du Forum des associations et – croisons les doigts – tout au long de la saison qui s’ouvre.

Trois questions à Jean-Claude Foye, adjoint au maire délégué à la Vie associative

Comment se porte le monde associatif tremblaysien après cette saison marquée par la pandémie ?

Depuis un an, la sphère associative a dû hiberner à cause de la crise sanitaire. Pour rappel, la commune compte 245 structures référencées dont l'action s'inscrit dans le programme municipal, axé sur le lien social, l'éducation populaire et l'émancipation. Paradoxalement, malgré les difficultés liées à cette crise, de nouvelles activités ont émergé.

Des associations ont ainsi réorienté leurs missions, particulièrement vers les domaines de la solidarité et de l'entraide, ou, pour d'autres, vers le développement durable. Nous constatons également la création de quatre ou cinq structures, non référencées. Enfin, au cours de ces derniers mois, on observe une hausse du nombre de bénévoles, notamment au sein de l'antenne du Secours populaire.

Quelles ont été les ressources mobilisées pour accompagner les structures ?

La municipalité est restée aux côtés des associations, notamment le service de la Vie associative. Les trois agents étaient en contact permanent avec ces structures et ils sont restés mobilisés. Ils leur ont également apporté une aide administrative. La Ville les a soutenues financièrement en maintenant à l'identique les subventions de fonctionnement.

Nous avons continué à travailler avec la division Démocratie locale pour traiter des subventions liées à l’Association de soutien à la participation des habitants. Créée dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de la ville, elle soutient des microprojets présentés par des habitants ou des associations locales.

Comment appréhendez-vous la rentrée ?

Pour cette nouvelle saison, nous sommes résolument optimistes et souhaitons impulser une nouvelle dynamique. Notre volonté est d'accompagner les initiatives des associations. Le Forum est l'une des étapes qui va permettre de relancer ce mouvement.

Cette rentrée sera également marquée par la poursuite d'une réflexion menée par le service de la Vie associative quant à l'utilisation et au partage des locaux municipaux, notamment suite au virage solidaire pris par certaines associations et à leurs besoins de stockage, par exemple. Notre tissu associatif est bien vivant, il est l'un des poumons de notre ville.