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En ce matin d'avril, la tondeuse démarre au quart de tour. C'est parti pour la tonte des parterres engazonnés du parc du Château bleu. Après plusieurs mois de silence, les engins ronronnent de nouveau dans les rues et les parcs de la ville. Avec eux, c'est le printemps qui chante son retour.

Les agents du service municipal des Espaces verts sont effectivement aux petits soins à l'égard de la nature tremblaysienne : dans tous les quartiers, les équipes sont à pied d'oeuvre pour tondre, tailler et fleurir. Une vingtaine d'agents sont mobilisés spécifiquement pour cette préparation printanière. Ainsi, au Château bleu, il aura fallu quatre jours pour que les tondeuses et débroussailleuses viennent à bout des herbes hautes du parc.

La nurserie des plantes

Pour les massifs fleuris, en revanche, il faut faire preuve de patience et attendre le 17 mai avant qu'ils n'arborent leurs couleurs printanières puis estivales. "Nous laissons passer les saints de glaces pour diminuer le risque de gelées. Début mai, on commence à préparer les massifs en enlevant les plants d'automne", explique Éric Rossfelder, chef de service des Espaces verts. Ces plantes dites bisannuelles vont laisser place aux annuelles.

Près de 22 000 plants de fleurs seront installés dans toute la ville. Une bonne partie est issue de productions locales, et plus précisément des serres municipales, situées avenue Lafontaine. D'une surface de 800 m2, cet espace baigné de soleil offre une atmosphère idéale aux jeunes pousses. À quelques semaines de la période des plantations, trois agents bichonnent les végétaux, sous des températures qui vont de 18 à 25 degrés.

D'ici quinze jours, les impatiens de Nouvelle-Guinée, les géraniums, pétunias et autres oeillets d'Inde trouveront leur place dans les massifs, y compris dans les nouveaux parterres prévus devant l'hôtel de ville. Les semis ont été effectués dans cette nurserie des plantes il y a quelques mois. "Les graines sont plantées de janvier à mars, puis les pousses obtenues sont repiquées et rempotées. Courant avril, l'équipe les arrose, ajoute de l'engrais, fait un peu de taille...", détaille Éric Rossfelder.

Zéro produit phytosanitaire

C'est donc au rythme de la nature que la ville fleurit. La taille des arbustes, qui occupe également une partie des agents, n'est d'ailleurs réalisée que si elle est nécessaire, notamment pour améliorer la visibilité et la sécurité des piétons et automobilistes.

La flore est ainsi entretenue le plus naturellement possible. Dans cette démarche verte, la municipalité a adopté une approche zéro produit phytosanitaire. Le chef du service des Espaces verts rappelle les alternatives utilisées par ses équipes : "Dans les serres, les plants sont arrosés avec de l'eau de pluie, que nous stockons. Nous choisissons en outre des variétés qui nécessitent peu d'arrosage, et nous les plantons en respectant l'orientation adéquate. Les massifs sont d'autre part paillés pour éviter les mauvaises herbes et les tontes sont réalisées en partie selon la méthode du mulching (en laissant sur place l'herbe tondue et broyée)." Et dans les cas où l'herbe fraîche est ramassée, elle est donnée aux équipes du jardin de la Paix. Cet espace paysager du centre-ville participe aussi à ce printemps fleuri, avec ses nombreuses plantes et son potager.

encadré désherbage

Tous concernés par le désherbage

En ces mois d'avril et mai, la nature reprend ses droits dans les espaces paysagers de la ville... mais aussi sur les trottoirs. Comme pour la neige, les Tremblaysiens sont invités à entretenir le trottoir devant leur habitation. Chaque occupant est ainsi encouragé à enlever les mauvaises herbes pour contribuer à la qualité de vie de tous. Pour ce faire, il existe des solutions naturelles comme la binette, les eaux de cuisson des légumes...