Layana est une lycéenne à la tête bien pleine et aux pieds bien sur terre. Son bac en poche, elle visera le concours d’entrée à Sciences Po. Cette perspective n’empêche pas la jeune fille d’être un moteur de l’association Partage France International (Parfin), au sein de laquelle elle n’économise pas ses efforts. Et avec elle, Ambre, Adame, Tafath, Maelyne, Issam, Habil…, soit une dizaine de bénévoles âgés de 9 à 16 ans, Tremblaysiens ou habitants des communes voisines.
Ces ados font le bonheur de l’ONG, soutenue par la municipalité. Certains sont membres depuis le lancement en 2012. « Nous sommes engagés dans le partage, l’échange et l’entraide humanitaire, à travers des actions de fond dans les domaines de l’éducation, des échanges culturels, de la citoyenneté, des chantiers écosolidaires et de l’environnement », explique Louisa Bouzidi, fondatrice et présidente de Parfin.
Les lignes de force de la structure : mettre en mouvement une jeunesse mélangée, la conscientiser et l’impliquer dans une démarche d’éducation populaire sur de grandes thématiques d’intérêt général, telle la sauvegarde de la planète. « Le plus de l’association, c’est la confiance qu’elle nous accorde dans l’émergence et la conduite des projets, en faisant de nous des acteurs à part entière et des responsables », juge Layana.
Lutte contre le gaspillage alimentaire
Le parcours de Parfin est conforme à son ADN. Des exemples ? Deux chantiers écosolidaires ont déjà été menés autour de l’aménagement de la bibliothèque de Kendira en Algérie, avec l’association écologique et scientifique Tikintoucht. Trois séjours linguistiques ont aussi eu lieu à Dublin, dans des familles irlandaises, autour de la culture et de l’environnement.
« Nous compensons systématiquement l’empreinte carbone de nos déplacements en contribuant à des programmes de plantation d’arbres », précise Louisa Bouzidi. Localement aussi, Parfin est performante. En septembre 2019, l’association s’était présentée au public lors d’une journée portes ouvertes à l’espace Angela-Davis. Et toute l’année dernière, les jeunes ont travaillé sur le gaspillage alimentaire, en partenariat avec Paris Terres d’Envol. Au programme : création d’un jeu de l’oie et ateliers de sensibilisation auprès des habitants du centre-ville, sélection de cinq familles pour les aider à limiter leurs déchets domestiques, rédaction d’un livret de suivi.
Parfin a aussi été à l’initiative d’un écofestival en juillet dernier. En octobre, un séjour à la fondation Nicolas Hulot a en outre permis aux bénévoles de renforcer leurs compétences écologiques. La crise sanitaire et les confinements successifs n’ont pas eu raison de leurs ardeurs. Certaines de leurs initiatives ont basculé sur les réseaux sociaux. Tout en mettant la dernière main à un mini-magazine vidéo sur le gaspillage alimentaire, le groupe entame un projet au long cours, centré sur la lutte pour le climat. « À travers tout ce que nous entreprenons, je veux faire comprendre aux jeunes que nous sommes sur Terre pour faire quelque chose de notre vie, qui soit utile à tous », conclut Louisa Bouzidi. Message reçu cinq sur cinq.
Un projet climat autour des arbres
Un projet climat autour des arbres
Depuis février et jusqu’en juin prochain, les jeunes membres de l’association Parfin mènent un nouveau projet centré sur la lutte pour le climat, en partenariat avec le centre départemental Via le monde. L’enjeu est de collecter des fonds afin d’acheter des arbres que les bénévoles iront planter dans la wilaya de Béchar, située au nord-ouest de l’Algérie. Sur place, ils apprendront comment préserver les palmeraies en milieu désertique.
Mais avant de partir, ils approfondiront leurs connaissances sur le climat et la nécessité de préserver les ressources en eau de la planète. Ils participeront aussi à des chantiers d’initiation aux plantations, animés par des jardiniers du service des Espaces verts de Tremblay. L’objectif des jeunes est de faire prendre conscience aux adultes que planter un arbre peut contribuer à préserver tout un écosystème.