Ça fait mal ? « Pas du tout ! Je me sens parfaitement détendue, affirme Thérèse juste après avoir reçu sa première injection du vaccin Pfizer. Ça faisait au moins deux mois que j’attendais cela, j’ai téléphoné un peu partout et obtenu tout le temps la même réponse : « il faut attendre, Madame » ! » Cette mise en attente et l’impossibilité d’accéder au vaccin contre la Covid-19, la quasi-totalité des seniors Tremblaysiens en ont fait les frais ces dernières semaines. De sorte que les services de la ville ont affrété des bus pour une campagne de vaccination à Aulnay-sous-Bois.
« Lorsqu’on a appris la mise à disposition de doses de Pfizer ce vendredi, on a organisé cette opération avec Aulnay. Cela concerne les plus de 75 ans : 48 ont été vaccinés ce samedi et 95 ce dimanche », explique Marie-Ange Dossou, adjointe au maire chargée de la Santé, présente auprès des Tremblaysiens. Le 22 février, la ville avait mis en place un numéro vert d'information sur la vaccination et a ainsi pu dresser une liste des personnes prioritaires qui ont été contactées par ses services.
Deuxième injection en avril
Ce dimanche 7 mars, la circulation des publics venus de plusieurs autres villes du département est très fluide au gymnase Pierre-Scohy d’Aulnay-sous-Bois : accueil et prise en charge efficace. Josette est parfaitement rassurée après avoir tenté en vain sa chance sur Doctolib, elle piaffe maintenant d’impatience à l’idée de pouvoir enfin côtoyer ses petits-enfants. Roger ne dit pas autre chose… Avec le contingent de Tremblay, on aura ainsi été rapidement dirigé vers l’étape d’un bref et efficace entretien préalable avant la fameuse injection. « Une fois vaccinés, on leur fait observer 15 minutes en salle d’attente afin de vérifier s’il n’y a pas de choc anaphylactique ou de malaise », indique une soignante. Rien à signaler depuis hier.
Abdel et Fatma – 86 et 81 ans – sont bien arrivés avec le bus, mais Fathia, leur fille, est tout de même venue les accompagner : « Je les ai décidés à venir parce qu’ils n’étaient pas du tout informés, et c’est moi qui me suis renseignée sur la question. Ce sont des personnes à risques, je ne voulais surtout pas qu’ils soient confrontés au virus, et ma conclusion c’est qu’il faut y aller ! » Et la deuxième injection ? « Ce sera pour début avril », confirme-t-on du côté de Tremblay. Entre temps, son centre de vaccination aura ouvert au complexe sportif Jean-Guimier…