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Le 4 décembre 2024, la série de conseils de quartiers de fin d’année, qui anime la ville depuis le 20 novembre, avait pris la direction du centre-ville. Et plus précisément de l’école Pierre-Brossolette où le troisième et avant-dernier conseil de quartier de 2024 a réuni une cinquantaine de personnes. 

Un moment attendu par les Tremblaysiens pour faire le point sur leur cadre de vie. L'occasion aussi pour Virginie de Carvalho, la première adjointe au maire en charge des finances, de rappeler que la vie locale allait forcément dépendre de l'avenir du gouvernement Barnier qui se jouait précisément, ce soir-là, du côté de l'Assemblée Nationale : « L'État demande aux collectivités locales de faire des économies pour combler un déficit dont elles ne sont pourtant pas responsables. Pourtant, les communes doivent, elles, établir un budget équilibré. Selon nos calculs, pour une ville comme Tremblay, ce sont 5 millions d'euros que l'État prendra au budget de la commune ; C'est une menace pour l’ensemble de nos services publics de proximité et une restriction importante de nos moyens qui s'annonce… » 

Les dépôts sauvages dans le collimateur 

Affaire à suivre puisque le conseil de quartier à peine achevé, le gouvernement Barnier tombait… 

En attendant, pas question de baisser les bras du côté des conseillers de quartier et des Tremblaysiens réunis ce soir-là. En particulier sur la question de la propreté : les dépôts sauvages accumulés autour des containers de déchets enterrés ou des encombrants abandonnés ici et là, au détour d'un coin de rue. « Le problème, c'est qu'on peut difficilement procéder à des flagrants délits puisque les fautifs jettent un sac, rapidement en passant, au petit matin ou le soir. Et derrière, un autre sac est déposé, et ainsi de suite… », a déploré le directeur de la police municipale. 

Un constat qui renforce l'action des services techniques de Tremblay où on travaille activement avec les bailleurs à « résidentialiser de nouveau les bornes enterrées » les plus problématiques. 

Autres nouvelles positives : la sensibilisation aux questions de propreté menée en janvier 2024 au cœur des 3780 logements du centre-ville sera reconduite en 2025. Et cette fois, sur l’ensemble du territoire tremblaysien. Il y aura aussi une extension du dispositif de déchetterie mobile avec plus de lieux et plus de dates. À ce sujet, surveillez votre Tremblay Magazine ou les réseaux sociaux de la Ville ! Bref, autant de perspectives encourageantes à l'horizon 2025, même si certains Tremblaysiens restent encore dubitatifs de raison de « l'incivisme forcené » de certains indélicats. « Franchement, indiquait ainsi une habitante de la rue de la Paix, tant que certains ne seront pas éduqués, on tournera en rond ! » 

« Faire avancer le schmilblick ! »

Ou alors, peut-être faut-il pour éviter de tourner en rond, faire en sorte de se tourner vers la GUSP (1). Un acronyme derrière lequel se cache un partenariat entre la ville, les habitants et les bailleurs dans les quartiers dits prioritaires. L’objectif affiché : résoudre différents problèmes récurrents, mais aussi organiser des rencontres en pied d'immeuble qui permettent de se parler entre habitants et de créer des liens. 

« La GUSP qui est spécifique au centre-ville, c'est tout simplement faire en sorte qu'on règle de simples problèmes du quotidien en se parlant, entre habitants, élus, bailleurs, responsables de copropriété. Notre objectif, c'est tout simplement de faire bouger le "schmilblick" comme le disait Coluche », précisait en souriant Bernard Chaboud, conseiller municipal délégué à la GUSP. 

Prolongement, à sa façon, de la GUSP, le budget participatif fut ensuite présenté puisqu'après une expérimentation en 2024 sur le quartier du Vert-Galant, il va être étendu dès 2025 à chaque quartier de notre ville : « Ce budget, c'est à vous de vous en emparer, a synthétisé très clairement Virginie de Carvalho. Soyez inventifs et innovants pour faire changer positivement Tremblay ! »

Enfin, n'oubliez pas qu'impossible n'est pas tremblaysien... C'était d’ailleurs le sens de la conclusion de Philippe Bruscolini, adjoint au maire, en charge du centre-ville : « Gardez toujours à l’esprit que l'équipe municipale s'attache, malgré les difficultés, à garder une ville à taille humaine. Si François Asensi, notre maire, avait cédé aux injonctions de construction immobilière de l'État, nous serions 100 000 habitants aujourd'hui et ce ne serait pas vivable ! Alors, continuez d'agir à nos côtés pour préserver une ville où vous aimez vivre… »

(1) Un problème à signaler ? Un projet ? Contactez la GUSP (Gestion urbaine et sociale de proximité) au 01.49.63.42.77