C’est l’un des titres les plus convoités du handball français. Et il sera donc la propriété des Tremblaysiens pour au moins un an. En effet, les -18 ans du club, dirigés par Lazar Simic, le futur adjoint de l’équipe première et déjà adjoint de la sélection nationale du Monténégro, se sont offerts le trophée de champions de France de leur catégorie, début juin, au terme de finalités dantesques. Ainsi, du côté d’Aix-en-Provence, les Séquano-Dionysiens se sont d’abord débarrassés des coriaces voisins franciliens d’Ivry (25-19) puis de l’ogre Montpellier (31-39).
Un succès en maîtrise qui vient récompenser un travail de longue haleine après plusieurs phases exigeantes de qualifications. « On avait déjà participé à ces finalités la saison passée donc on connaissait un peu le chemin pour arriver au bout », détaille le technicien qui restait sur une 3e et une 5e place lors des deux saisons précédentes. « Je pense que cela a beaucoup joué dans l’approche des matchs. Ça a été un succès collectif car c’est un groupe qui, au final, avait beaucoup d’expérience : certains avaient soit participé à cette compétition l’année dernière, soit gagné des titres avec la ligue ou le pôle, et puis il y a aussi eu beaucoup de travail surtout. C’est un groupe qui a tiré dans la même direction avec une belle concurrence. »
Le déclic a eu lieu
Pour autant, tout n’a pas été facile pour cette équipe qui aura dû « se parler » comme on dit dans le sport pour que ses ambitions affichées soient en rapport avec ses actes. Le capitaine et gardien, Aaron Mohindo avoue : « Au début de saison, on était dans la compétition, mais on n’y allait pas franchement. Un jour le coach a fait une réunion, on s’est dit nos quatre vérités et c’est à partir de ce moment-là que le déclic a eu lieu. On était dos au mur car on avait déjà perdu deux fois... On a ensuite réalisé un très bon match face à Nancy et c’était parti ! Ensuite tout s’est enchaîné, avec pour conclure une très belle victoire finale contre Montpellier. On a bien respecté les consignes du coach et ça s’est bien déroulé pour nous. »
Cependant, si les célébrations ont bien eu lieu, elles n’ont pas été sans fin, voire presque discrètes de la part d’une équipe « en mission » qui ne réalise pas encore son exploit. Aaron Mohindo termine : « On ne se rend toujours pas compte que l’on est champions de France. Quand on a pris le minibus pour rentrer, on était assez tranquilles, comme si tout était normal. On a travaillé tellement dur... C’est un moment magique pourtant que l’on a vécu malgré la fatigue, les entraînements, les temps de repos courts, les matchs et l’école. »
Une paille... qui sera plantée, avec un petit parasol, dans les boissons désaltérantes de l’été quand chacun aura pris le recul nécessaire pour vraiment savourer !
