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Chez Layna Bedouel, la valeur n’attend décidément pas le nombre des années. À seulement 15 ans, la combattante figure déjà parmi les meilleurs juniors de la planète. En avril dernier, elle a rapporté d’Ouzbékistan une magnifique médaille de bronze des championnats du monde juniors de taekwondo. 

Après avoir gagné trois combats, elle arrive en demi-finale dans lequel, après un premier round difficile, Layna s’est relancée dans le deuxième avant de tout donner dans l’ultime reprise. Insuffisant toutefois pour faire basculer la décision des juges. Presque rageant. « Je m’étais préparée pour aller chercher l’or », confie l’adolescente. 

Du côté du club, Hamid Hashemi, directeur technique du TAC taekwondo, y voit surtout une nouvelle étape franchie par l’un des plus grands espoirs de la pépinière. Déjà gagnante de plusieurs compétitions de référence du circuit international, vice-championne de France junior, championne de France moins de 21 ans, 3e aux championnats de France seniors… 

À seulement 15 ans, sa présence en équipe de France ne surprend personne. 

Un immense potentiel 

Pourtant, rien n’était écrit d’avance. « Mes parents voulaient que j’apprenne un sport de défense, mais moi, j’ai mis un peu de temps à me lancer », raconte-t-elle. Peu sûre d’elle à ses débuts, moyennement motivée, elle enchaînait les défaites en compétition. Mais derrière cette apparente fragilité, son entraîneur percevait déjà un potentiel immense. 

« Layna possède un gros bagage technique, une grande qualité d’écoute, le goût de l’effort, une morphologie longiligne, beaucoup de souplesse et, même aujourd’hui, une énorme marge de progression », assure son coach. Comme les autres athlètes du projet d’excellence sportive du club, elle bénéficie d’un accompagnement tourné vers le haut niveau : quatre entraînements par semaine, technique, tactique, opposition, renforcement musculaire et hygiène de vie irréprochable. « Je dois continuer à travailler dur si je veux atteindre mon grand objectif : participer aux Jeux olympiques », annonce-t-elle. 

Los Angeles 2028 arrivera peut-être un peu tôt. L’horizon le plus crédible mène plutôt vers Brisbane en Australie en 2032. Et avant les Jeux, il y a les Jeux olympiques de la jeunesse de taekwondo cet automne à Dakar, au Sénégal, à condition que sa catégorie figure parmi celles retenues. On fait alors le pari que Layna sera du voyage.