Trois joueurs qui en sont issus passent pros, tandis que quatre jeunes joueurs du club y entrent, sachant que le nouveau directeur est lui aussi du cru !
Souvent, le sport de haut niveau est une affaire de temps plus ou moins long, de caps à suivre et d'hommes et de femmes engagés. Et s'il faut parfois jongler avec tous ces paramètres selon les nécessités immédiates et les turbulences, quand les graines semées fleurissent, il y a de quoi se réjouir. C'est le cas en ce printemps puisque trois jeunes issus du centre de formation du club, l'ailier gauche Ilyes Brahimi, l'ailier droit Tahu Lafuanitu, et l'arrière droit Elyas Bouadjadja, viennent de s'engager comme joueurs professionnels avec le TFHB, respectivement pour une, deux et trois saisons (avec au moins une année de prêt à Massy).
Dans le même temps, quatre talents du club entrent dans l'antichambre du professionnalisme : le gardien Graciel-Yanis Quéré, l'arrière droit Cheick Fall, le demi-centre Elias Masmoudi ainsi que l'ailier gauche Liam Naal. " C'est un temps fort pour nous, d'autant que cela vient valider une stratégie mise en place il y a cinq ans, au retour de Stéphane Imbratta aux responsabilités sur le centre. Cette stratégie s'appuie sur les talents locaux du territoire ou des environs immédiats. Les trois joueurs qui passent pros sont 100 % séquanodionysiens, commente Julien Turbian, le président de l'association du TFHB. C'est la validation, la récompense et le résultat de choix payants côté détection et formation. Maintenant, si Tahu a eu des résultats satisfaisants en Proligue, c'est à eux trois de faire leurs preuves chez les pros. Pour les quatre autres, on est dans la même lignée, avec Elias Masmoudi qui a même pris sa première licence au club et Graciel- Yanis Quéré qui n'est pas du 93 mais c'est tout comme. "
Un enfant du club à la tête du centre de formation
Par ailleurs, suite au départ de Stéphane Imbratta, c'est Florian Gourlaouen qui présidera aux destinées des jeunes pousses comme directeur du centre de formation. " Avec Florian Gourlaouen, c'est le second volet de notre stratégie qui se concrétise, car on forme des joueurs mais on doit aussi former des techniciens et des dirigeants pour que ce ne soit pas bancal, juge Julien Turbian. Florian, c'est un enfant du club qui est passé par toutes les catégories et s'est formé jusqu'au plus haut niveau. Il ne devient pas directeur du centre de formation juste parce qu'il est Tremblaysien - même si c'est un bon point -, mais surtout parce qu'il est diplômé, parce qu'il a été formé, accompagné et mentoré par de grands techniciens depuis plus de quinze ans et qu'il a une expérience jusque sur le banc chez les pros. "
Une juste récompense pour cet amoureux du jeu à 7, dévoué au club et à ses jeunes, qui nourrit de grandes ambitions pour les mois et années à venir. " Je suis très content que le club me permette d'accéder à cette fonction parce que ça faisait partie de mes objectifs dans le parcours que je souhaite, glisse le technicien. C'est une belle marque de confiance. C'est un travail dans la continuité aussi, parce que le club a amorcé un effort au long cours en matière de formation, notamment avec Stéphane Imbratta, qui part vers de nouveaux horizons. L'idée est d'être dans la continuité de ce travail tout en y apportant ma patte. Avec un accompagnement global au niveau des athlètes, côté sportif évidemment mais aussi sur le plan scolaire, le bien-être, le fait de devenir citoyen. On connaît le territoire et son contexte mais on sait surtout ce que les jeunes d'ici peuvent apporter. L'histoire qu'ils vont vivre avec le club et la fierté de porter ce maillot apportent autre chose. On ne joue pas de la même manière quand on défend quelque chose comme ça ; on ne veut pas perdre, pour les siens. Ce qu'il faut souligner et qui est très important, c'est que ces trois jeunes qui passent pros sur la même génération, c'est très rare. Il y a donc de la qualité et de la quantité. Et ce n'est pas fini. "
