La crise sanitaire a particulièrement fragilisé le secteur de l'aviation ainsi que l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle qui enregistrait en janvier 2021 seulement 20 % du trafic de l'année dernière. D'ici mi-2022, c'est la suppression de quelque 20 000 à 30 000 emplois directs sur la plateforme, sur les 94 000 existants, qui est à craindre, selon une étude réalisée par le GIP Paris CDG Alliance - avec des répercussions désastreuses sur tous les emplois indirects et induits. Les groupes ADP (ex-Aéroports de Paris) et Air France - ont annoncé pour leur part des plans sociaux d'envergure malgré les aides conséquentes de l'État.
Des mesures urgentes
Le maire, François Asensi, avait dès le mois de juin fait part au Secrétaire d'État aux Transports Jean-Baptiste Djebbari de ses craintes pour l'emploi local et il avait alerté sur la crise sociale et économique d'ampleur qui s'annonçait. Dans un voeu adopté par le conseil municipal le 23 mars, la municipalité demande au gouvernement de mettre en place un plan d'aide ambitieux pour accompagner les petites entreprises et les travailleurs les plus précaires de la zone aéroportuaire, des mesures urgentes s'imposent. À savoir : l'interdiction des licenciements dans les grands groupes bénéficiant de fonds publics de l'État, le report du versement de dividendes à leurs actionnaires et l'organisation d'assises avec les acteurs locaux sur l'avenir de la zone aéroportuaire et du transport aérien.
