Ce mercredi 18 mars, les jeunes joueuses de la section UNSS rugby du collège Pablo Neruda d'Aulnay-sous-Bois, qui s'entraînent en collaboration avec Terres de France Rugby, n'ont pas ménagé leur peine pour tenter de renverser leurs adversaires du jour, venues elles aussi d'Aulnay-sous-Bois et de Pantin, dans le cadre d'éliminatoires de leur championnat du sport scolaire. Malheureusement, contrairement aux garçons qui ont eu plus de réussite quelques semaines plus tôt et ont obtenu leur billet pour les phases qualificatives Île-de-France, les féminines sont tombées sur plus fortes qu'elles et ce, malgré l'avantage de leur terrain Michel Mairesse, au cœur du complexe Guimier.
Un léger coup d'arrêt qui ne dit rien, pourtant, des liens solides et du travail de fond effectué entre le club local et l'établissement scolaire, qui compte 3 titres de championnes UNSS. « Le partenariat que l’on a avec Pablo Neruda existe depuis plus de 15 ans maintenant » rappelle Olivier Granday, le nouveau président du club. « C'est un échange important pour nous car nous devons avoir environ 70 joueurs et joueuses, répartis sur les benjamins et les minimes, qui viennent de l'UNSS. C’est une grosse partie de nos effectifs. On effectue aussi un gros travail avec les primaires de la ville. Il faut saluer pour cela l'implication de tous les professeurs, et notamment Jean-Baptiste Mairesse ou Pierrick Barrère qui entraînent aussi au club. »
Dénicher les talents
Il faut dire que ceux-là ont l'œil pour dénicher les talents et faire grandir la passion pour le rugby, avec une détermination sans faille. Le dirigeant poursuit : « Ils font un boulot incroyable, dans ces quartiers où le rugby est plutôt méconnu, même s'il commence à se faire une place, avec un peu plus de têtes d’affiche. Leur implication est exceptionnelle, elle permet d’offrir aux jeunes des entraînements, de sortir de chez eux, de découvrir autre chose. Si cette partie UNSS n’existait pas, à aucun moment ces jeunes ne joueraient au rugby. »
Et il n'y aurait pas eu, sous les longues perches locales et sous les maillots bleus de Nassira Kondé ou de Yoan Tanga, enfants du club reconnus, qui représentent actuellement, au Stade Bordelais ou au Stade Français, les valeurs maisons. Car au quotidien, avec patience et bienveillance, c'est tout un club qui accompagne cette jeunesse pleine de qualités pour cette discipline.
Olivier Granday détaille : « Ces jeunes peuvent avoir trois rendez-vous par semaine avec des entraînements le lundi et le mercredi ainsi que des oppositions le week-end. On a un bon niveau avec les féminines puisque les cadettes s'affirment bien en championnat. L'objectif restant, avec le club, depuis plusieurs années, d'arriver à créer une équipe senior féminine, même si on a la concurrence, proche, de Bobigny, qui est en Élite 1 et peut attirer nos meilleurs éléments. »
Un sacré défi à relever pour un club qui a fait du sport pour tous et de l'esprit de compétition, à chaque niveau, tant chez les hommes que les femmes, un sacerdoce.
