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Dans la famille Terres de France Rugby, je demande la mère Valérie, le père Pascal et leur fille Océane. D’accord, mais où tomber sur le trio presque à coup sûr ? Au club house ou sur le rectangle vert du complexe sportif Jean-Guimier, pardi ! Le temple du rugby tremblaysien est la seconde maison de cette sympathique famille, plongée dans l’ovalie jusqu’au casque. 

La maman est vice-présidente du club, le paternel vrai MacGyver, tandis que leur descendance entraîne les minots de moins de 8 ans de l’école de rugby, soigne les bobos de l’équipe cadette et tient le sifflet. Des trois, qui a commencé ? Océane plaide coupable. « J’ai découvert ce sport au collège », raconte-t-elle. La gamine est alors gymnaste au TAC, avant que l’appel des perches du TF Rugby devienne irrésistible en minime. « J’ai dit un jour à ma mère : “Maman, tu peux nous accompagner au match, on a besoin de monde… ?” »

C’est ainsi que le « piège infernal » s’est refermé sur Valérie, à son corps consentant. « J’avais donné des coups de main à l’époque de la gym et je ne me voyais pas refuser. Alors j’ai suivi ma fille d’un bloc », confirme-t-elle en souriant. Elle ignorait tout de ce sport. La fille a donc éduqué la mère aux fondamentaux du rugby et à ses subtilités. 

Rapidement, Valérie s’est fondue dans l’esprit du rugby, en a adopté les codes, s’est cent fois reconnue dans ses valeurs, au point d’y mettre un bras entier après avoir engagé une main. « J’ai d’abord accompagné les équipes avant de diriger l’école de rugby, puis l’équipe cadette, et depuis quatre ans j’endosse la fonction de vice-présidente du club, où je suis la première femme », souligne-t-elle. 


Bénévole, c’est un état d’esprit : donner sans attendre de recevoir en retour, si ce n’est de la reconnaissance, c’est un sacré carburant.


Une dizaine de bénévoles mobilisables à tout moment 

Pendant ces années, Océane a joué, puis passé ses diplômes d’éducatrice et d’arbitre. Surtout, elle n’a pas compté ses heures sur ou au bord des terrains. « Si je suis rétribuée pour entraîner, tout le reste est du bénévolat », tient à préciser la jeune femme. Valérie, elle, l’est à 200 %. « Bénévole, c’est un état d’esprit : donner sans attendre de recevoir en retour, si ce n’est de la reconnaissance, c’est un sacré carburant », assurent-elles en chœur. 

Entretenir le club house, préparer les repas des joueurs et les réceptions d’après-match, faire les courses pour cent personnes, organiser les déplacements, s’occuper de la communication, mettre de l’huile dans les rouages et dans les relations humaines au cas où… 

« Il y a un esprit à entretenir, et tout cela ne peut pas se résumer à quelques heures par-ci par-là, ni se faire tout seul », affirme Valérie. Sans compter sa fonction de vice-présidente, avec toute la gestion administrative à la clé. Heureusement, Valérie peut s’appuyer sur un noyau d’une dizaine de bénévoles mobilisables à tout moment, et sur une trentaine d’autres postés en deuxième ligne. 

Autant de renforts précieux lors du loto triomphal d’octobre dernier à l’espace Jean-Ferrat, ou durant la folle période des retransmissions des matchs de la Coupe du monde de rugby 2023. 

Son sac de sport est une caisse à outils 

De son côté, Pascal a vite compris : « Le meilleur moyen de voir ma femme et d’éviter le divorce, c’était de m’impliquer moi-même dans le club », affirme-t-il en riant. « J’ai commencé par prendre des photos d’Océane en match, je me suis pris au jeu et j’ai vu qu’il y avait toujours des services à rendre. » 

Bricoleur, il a été bombardé homme à tout faire : canalisation bouchée, ampoule à changer, construction de la paillotte des JO, buvettes, renforts lors des grandes manifestations… Son sac de sport est une caisse à outils, rangée sous le comptoir, prête à servir. Et on ne vous a pas encore parlé de Flora Hiance, infirmière dans le civil et illustratrice à ses heures. La grande sœur a réalisé les décorations de Noël sur les vitres du club house et animé les ateliers biscuits. 

Les chiens ne font décidément pas des chats. En 2022, le TF Rugby a reçu le label « Club engagé » de la Fédération française de rugby, Valérie la médaille de bronze de la Jeunesse, des Sports et de l’Engagement associatif, et Madeleine, la « mamie en or », la médaille d’argent. Ça vous étonne ?

La famille Hiance en 3 dates

  • 2019 : Océane est vice-championne de France avec l’équipe A10
  • 2023 : Valérie est médaillée de bronze de la Jeunesse, des sports et de l’engagement associatif
  • 2024 : Pascal participe à la construction de la paillotte des JO sur le stade Jean-Guimier