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Et retisser des liens fragilisés par la crise sanitaire.

Que les familles puissent souffler un peu et retrouver de l’énergie avant une rentrée encore placée sous le sceau de l’incertitude : c’est dans cette optique que les centres sociaux et les maisons de quartier de la ville ont abordé l’été, après une année où nombre d'habitants ont été touchés par la crise sanitaire et sociale. « Cet été, tous les projets des structures sont tournés vers la nature ou l’extérieur, avec les Échappées belles, les éco-séjours ou encore les colos apprenantes à la montagne, détaillait au début des vacances la directrice de la Vie des quartiers, Véronique Hoch. Nous avons aussi préparé des animations au parc de Tremblay et au parc du Château bleu, sans oublier, sur les deux mois, un programme éducatif avec le dispositif des vacances apprenantes.»

Alors que tout a été chamboulé depuis un an et demi, l’ambition était de profiter de la période estivale pour lutter contre le décrochage scolaire, avec des cours adaptés à tous les niveaux. Un succès auprès des familles. « Cette année, nous avons eu plus de facilités à communiquer avec les parents et à les intégrer dans des groupes de discussion ou dans des projets liés à l’éducation scolaire de leur enfant », remarquait Nora Ourzzouq, directrice de la maison de quartier du Vieux-Pays, responsable de la mise en place des vacances apprenantes.

Un besoin d'extérioriser

Les centres sociaux jouent un rôle prépondérant dans le quotidien de certaines familles, notamment les plus vulnérables. Durant la crise, au sein des espaces Louise-Michel et Mikado, les permanences d’accès au droit ont ainsi été très prisées. Nufaisah Mosaheb, qui tient le Point infos familles, a doublé le nombre de permanences. « À cause du Covid, toutes les démarches sont compliquées. Les personnes ont surtout besoin d’extérioriser, de raconter leurs problèmes avant même d’être aidées dans leurs démarches administratives. Car le sentiment d’isolement s’est amplifié», affirme la professionnelle.

« La pauvreté a progressé, pointe quant à lui Mohamed Djeroudi, le directeur des espaces Louise-Michel et Mikado. Toutes les activités en grands groupes se sont arrêtées, comme l’alphabétisation, les activités de loisirs ou encore celles autour du lien social. L’objectif de cet été [était] donc de retisser du lien avec les usagers, même si de nombreuses interrogations subsistent sur nos conditions d’ouverture à la rentrée et la nature des activités que nous proposerons. »