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Explications avec Marina Ledrein, artiste visuelle.

Qu'est-ce que c'est au juste que ce Plan d'occupation des sols ?

Le projet du POS a évolué depuis le moment où il a été imaginé, où on avait d'abord pensé à une installation composée de sculptures, c'est-à-dire à un travail surtout plastique. Et puis, pour faire court, le POS, c'est une performance dansée ! C'est une installation, une déambulation poétique et dansée dans le théâtre Louis-Aragon. Elle s'arrêtera dans certains de ses espaces, qui auront été transformés avec des éléments de décor. Il y aura des vidéos, du son... Je ne veux pas tout dévoiler maintenant car nous continuons à travailler pendant nos résidences au TLA, l'automne dernier et en mars-avril. D'autres rendez-vous sont prévus d'ici juin.

Quelle est la division du travail pour ce Plan d'occupation des sols ?

Il s'agit d'une création proposée par le collectif MOUVEMENT(S), constitué d'un groupe de soignants et " d'habitants " [des usagers] du pôle Psychiatrie de l'hôpital intercommunal Robert-Ballanger d'Aulnay-sous-Bois. Je les ai rejoints dès le début de l'aventure, initiée en 2017 par par la psychologue Karine Debono. L'idée, c'est de se réunir autour d'envies qui émergeraient du groupe puis de constituer des équipes artistiques pour accompagner et aboutir à la réalisation de ces envies. Au générique du POS, il y a la danseuse-chorégraphe Nathalie Hervé, Karine Debono, Christine Tauzin et Fanny Ingrassia, qui font partie de l'équipe soignante, l'infirmière Corinne Dutheil, le compositeur Benoît Navarret... et les performeurs- danseurs du collectif. Moi, je suis un peu la cheffe d'orchestre !

Qu'est-ce qui a généré cette envie d'occupation des sols ?

La crise sanitaire ! L'hôpital a beaucoup souffert durant cette période, ce qui a engendré une orientation certainement plus engagée au sein du collectif MOUVEMENT(S) pour remettre le soin au coeur des questionnements, lorsqu'en mars 2020 tout a été encore plus cloisonné, notamment en psychiatrie, où beaucoup d'espaces ont été fermés. L'autre envie, c'était celle de faire se rencontrer deux institutions, l'une hospitalière et l'autre culturelle : l'hôpital et le TLA. J'ai évoqué cette envie d'occupation avec l'équipe du TLA, dans un contexte où il y a eu beaucoup d'occupations de lieux culturels et de théâtres. Ça soulève un tas de questions : qu'est-ce qu'on occupe ? Pourquoi ? Et quelles négociations en attend-on ?

Pourquoi avoir choisi un titre qui relève plutôt de l'administratif ?

Par contrepied, par jeu ! Le projet est né à l'hôpital Robert-Ballanger, qui a une architecture très administrative. Ça laisse peu de place à la poésie, peu de place à la création et au travail de l'imaginaire. On avait envie de détourner cette conception-là en proposant une forme de contournement poétique, tout en revendiquant des circulations entre l'hôpital et le monde de la culture.

Pour ce travail au long cours, il n'y aura qu'une seule présentation/performance ?

C'est une première présentation publique. On aimerait bien que le POS puisse se décliner ailleurs. Il y aura aussi des professionnels qui seront dans la salle le 4 juin prochain : nous sommes comme attendus au tournant !

POS au TLA, samedi 4 juin de 14h à 18h.