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Treize titres en anglais, espagnol et surtout français, entre pop, trap, rap, reggae et reggaeton.

On vous connaît depuis 2019 avec des tubes comme " Ne m'invite pas ", des EP's, et vous venez de sortir votre premier long format : a-t-on toujours affaire à la même Poupie ?

Je crois que je suis bien la même personne ! Depuis petite, il y a en moi cette volonté constante d'arriver à ce que je veux, mais bon, depuis maintenant deux ans, j'ai beaucoup plus d'armes à ma disposition : je me connais certainement un peu mieux musicalement et je sais vers quel projet je veux aller, même si le fond est à peu près le même.

Vous êtes passée par deux émissions de télé-crochet - Factor X, en Espagne, et The Voice en France en 2019. Quel regard portez-vous sur ces deux expériences ?

On peut avoir l'impression que c'est loin, mais c'est plutôt que j'évolue rapidement. Après, où en serais-je si je n'étais pas passée par là ? Peut-être que je ne serais pas là où je suis, peutêtre serais-je plus loin, ou ailleurs ! Émission ou pas émission, même si cela m'a aidée, je suis persuadée que ma place se trouve là où je suis maintenant. Aucune télé, aucun média ne peut changer cela !

Qu'est-ce qui vous a un jour décidée à écrire et à chanter ?

À 15 ans, j'ai organisé un concert avec mes soeurs et, avec la recette, je me suis acheté un clavier ! Ça fait partie d'un long processus de persévérance car, avant mes 10 ans, j'ai vu mon grand-père jouer et je me suis dit : " Allez vas-y ! " Quand on veut quelque chose, tout devient très simple, même si je reconnais que l'environnement dans lequel j'ai grandi était favorable. Je me suis formée à la guitare et au piano en autodidacte ; j'ai pris des cours de chant assez tard. Je voulais prendre soin de ma voix : c'est comme un animal, il faut s'en occuper ! J'écoutais des compilations de Michael Jackson, les tubes des années 2000, tout cela avec une orientation plutôt pop quand même ! Ce n'est que vers mes 15 ans que j'ai découvert le reggae. Du reste, sur mon album, il y a de grosses influences reggae.

Vous avez beaucoup voyagé et déménagé avec votre famille ; cela a certainement eu une influence sur ce que vous écrivez...

Bien sûr. Cela m'a donné l'occasion de faire des rencontres, de découvrir de nouvelles cultures. J'ai appris l'anglais, l'espagnol, et j'ai incorporé ces deux langues à ma musique parce qu'elle est à l'image de ma vie.

Comment s'est écrit Enfant Roi, votre premier album, sorti en septembre ?

Il s'est écrit de manière très instinctive, ici et là. Par exemple, entre deux rendez-vous, je peux rentrer chez moi, me mettre au piano pour répéter un truc, et je vais me retrouver avec quatre phrases et un refrain ! Les mots m'arrivent comme ça et s'écrivent assez facilement. Les rares chansons que j'ai eu du mal à écrire ne sont pas sur l'album, parce que lorsque ce n'est pas fluide, je n'y vais pas. Après, il y a l'influence du cinéma, par exemple dans la chanson " Thelma et Louise ", que j'ai écrite avant d'avoir vu le film parce que ce genre de références est ancré dans la culture : ce sont des films qui ont fait évoluer les mentalités, parfois même sans qu'on les ait vus.

L'enfant roi, c'est vous, mais il ne faut pas le prendre au premier degré ?

Voilà ! L'enfant et le roi ont des positions très importantes, qui se définissent par l'égocentrisme - ça me définit beaucoup, ça, d'ailleurs ! - mais qui ont tout de même une certaine responsabilité envers les autres, en particulier d'être la meilleure version possible d'eux-mêmes : il s'agit de trouver la force intérieure, la paix et surtout la liberté d'être ce qu'on doit et ce qu'on veut être. C'est ça, l'enfant roi !

Comment allez-vous aborder le passage à la scène après deux années blanches, sans concerts - une première pour vous -, et alors que, juste après L'Odéon, vous vous confrontez à la Cigale ?

On va aborder ça à quatre, parce que maintenant, il y a un bassiste dans l'affaire ! En fait, je vais l'aborder très naturellement, comme d'habitude, avec des idées un peu farfelues. Surtout, je veux que les gens entrent dans mon univers, qu'on soit bien connectés le temps de cette performance. Jusqu'à présent, les gens m'écoutaient en allant au boulot, dans leur casque, sur les réseaux sociaux... C'est très important pour moi qu'ils m'écoutent en live, dans la vraie vie. Voilà la raison pour laquelle je fais ce métier. Je vais donc aborder tout ça avec beaucoup de naturel et de hâte !

Qu'auriez-vous fait de votre vie si la sauce Poupie n'avait pas pris ?

Je ne sais pas si la sauce a pris, car avant d'avoir vendu un million de disques... En fait, ce n'est même pas cela qui m'anime ! Je suis là parce que c'est ce que je veux faire, et puis je crois que la sauce ne prend jamais vraiment : qu'est-ce que ça veut dire, sauf à devenir une icône comme Céline Dion ou Beyoncé !