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Sur un terrain de handball, comme en dehors, quand on a eu la chance de le voir et de le croiser régulièrement, s’il y a bien quelque chose qui se dégage instantanément de Mattéo Fadhuile, c’est une sorte de liberté intime et puissante, une lumière chaleureuse qui éblouit et donne confiance. 

Son attitude, sa façon d’interagir avec les partenaires ou supporters, en font un camarade de jeu idéal et probablement, pour ses intimes, un pilier sur lequel compter. « J’ai cet esprit de famille. J’aime passer du temps avec les miens et quand je suis dans une équipe, c’est la même chose », glisse l’intéressé. « J’ai mes défauts, évidemment, mais j’essaye toujours d’être à l’écoute et mon ambition c’est d’emmener tout le monde avec moi. » 

Et cette attitude, la vie semble bien l‘en remercier tant son succès actuel avec les Jaune et Bleu est aussi naturel que ses un-contre-un sont fulgurants et ses tirs foudroyants. « Je suis très heureux de ce qui m’arrive à Tremblay et de ce qui arrive à l’équipe », confie celui dont le nom a été posé récemment dans la liste élargie des Bleus. 

« J’ai signé très jeune ici, c’est ma quatrième saison et j’ai dû prouver progressivement que je pouvais devenir un cadre. Ce que je pense être désormais. Mais surtout, au-delà de mes performances personnelles dont je suis très fier, ce qui me satisfait, c’est que le club marche aussi. On est très bien classé, il faut confirmer dans cette deuxième partie de saison. » 

Aller toujours plus haut 

Et cela devra se faire avec ce magicien génial pour qui jouer, justement, est le moteur n°1 : « Le handball est d’abord une passion pour moi et si c’est devenu mon métier, je continue d’aborder cela comme un jeu, même si je sais être sérieux quand c’est nécessaire. Je me donne à 100 % aux entraînements, en matchs, sans jamais me projeter trop loin. Ce qui compte, c’est la prochaine rencontre (sourires). Et puis sur le parquet, j’adore tendre des pièges, faire quelque chose d’inattendu, jouer avec le regard. J’utilise tout ce qui est possible pour faire gagner l’équipe. Et je suis aussi joueur dans la vie de tous les jours. » 

Bon sang ne saurait mentir pour celui dont la famille baigne dans le milieu depuis de très nombreuses années et qui ambitionne d’aller toujours plus haut. « Mon père, c’est le pire, tu fais un pierre-feuille-ciseau avec lui, si tu gagnes 3-0, il va te dire qu’en fait, c’était en 4 (rires). On a ça dans le sang », poursuit la tête de pont locale. 

« J’ai toujours envie d’être le meilleur sur le terrain et je travaille dur pour ça. Beaucoup d’entraîneurs ont par exemple voulu me cantonner à un rôle d’ailier gauche quand je voulais être demi-centre. Il a fallu que je prouve, notamment en raison de mon physique. » 

Bien lui en a pris. Prochaines arabesques du doux équilibriste le 22 février (16h) avec la réception de Nantes en J17.