Parmi les grands dossiers d’aménagement urbains et économiques qui se dessinent au nord de Tremblay figure « Aéroville ». Un pôle de services et de commerces réalisé par la société Unibail et qui doit voir le jour au coeur de la zone de fret en 2012. C’est Christian de Portzamparc, architecte de renom (la Cité de la Musique et le siège du journal Le Monde à Paris, l’ambassade de France à Berlin, la tour LVMH à New-York…) qui a été choisi pour en assurer la conception.
Un bâtiment à la conception innovante avec notamment, grâce à un ensemble de dispositifs techniques tels que les panneaux solaires, une consommation d’énergie 45 % moins élevé qu’un centre classique de même taille. 270 millions d’euros seront investis, avec l’objectif de répondre aux besoins des usagers de la plate-forme aéroportuaire.
L’aéroport génère un trafic de plus de 57 millions de passagers et assure l’emploi de plus de 85 000 salariés, dont beaucoup travaillent en heures décalées. La vocation d’Aéroville est de simplifier la vie quotidienne de ces personnes en leur apportant des services tels qu’un restaurant interentreprises, un centre médical, une crèche, une poste, une salle de sport, une antenne ANPE ou encore une banque.
Une moyenne surface Auchan et des enseignes de grandes marques y seront également accueillis. Aéroville a été conçu comme un lieu de vie dans un secteur qui
« souffre d’un cruel manque d’espaces de rencontre et d’échange. Des centres de vie sont pourtant intégrés dans la conception de tous les grands centres aéroportuaires internationaux », rappelle François Asensi.
La municipalité de Tremblay-en-France, qui a refusé l’implantation de nombreux hypermarchés sur le territoire communal, a décidé de soutenir Aéroville.
« La différence aujourd’hui, c’est qu’il ne s’agit pas de poser un gros cube de béton en plein champ. La qualité architecturale et environnementale du projet est exceptionnelle et son implantation se situe dans une zone déjà urbanisée à l’écart des rues commerçantes », rappelle le député-maire.
François Asensi n’oublie pas non plus les emplois qui seront créés :
« je ne connais aucun maire qui refuserait l’arrivée de tant d’emplois dans sa ville ».
Signature de la convention le 20 décembre dernier
par François Asensi et Olivier Coutin directeur de projet à Unibail Ce sont en effet 1 000 emplois qui sont attendus lors de l’ouverture et plus de 2 500 à terme. La ville de Tremblay-en-France et Unibail se sont mis d’accord en vue de favoriser le recrutement de demandeurs d’emploi locaux . Une convention a été signée jeudi 20 décembre par François Asensi et Olivier Coutin , directeur de projet à Unibail. Cet accord porte sur
« les besoins d’emplois tant pour le chantier de construction que pour les enseignes commerciales et de services à ouvrir ».
Un dispositif d’information, d’évaluation, d’orientation et de formation des demandeurs d’emploi intéressés sera mis en place dans les mois à venir.
« Pour l’heure, il est encore un peu tôt pour les personnes intéressées de se déclarer » précise Rémi Laporte, directeur du développement économique de la ville de Tremblay.
«Nous allons multiplier les rencontres dans les prochaines semaines pour la mise en oeuvre concrète de la convention.» Unibail s’est ainsi engagé à fournir une appréciation précise des besoins en personnel et en qualification ainsi qu’à contribuer aux actions de formation des demandeurs d’emploi. La ville coordonnera le travail de recherche et de formation des candidats et veillera à la mise en relation de tous les acteurs de l’emploi et de l’insertion présents sur le territoire communal : ANPE, Assedic, Mission locale intercommunale, Boutique Club Emploi et service Insertion RMI. Unibail, qui prévoit de commencer les travaux en 2009, doit encore attendre le feu vert de la commission départementale des équipements commercial (CDEC). Celle-ci pourrait rendre son avis aux alentours du mois de mars.