En proposant à ses adhérents d’acheter des paniers de légumes frais de qualité, à des prix abordables et dans une ambiance conviviale, La Cerise sur le panier a conquis les assiettes de nombreux Tremblaysiens. L’association s’approvisionne directement auprès d’un fermier d’Auvers-sur-Oise (95), dans l’idée de ces partenariats « consommateur- producteur » que l’on voit fleurir un peu partout ces dernières années. Bien loin de la grande distribution.
Forte de son succès, l’association est en contact avec de nouveaux producteurs
pour élargir la gamme des produits disponibles.Deux formules possibles : un panier à 10 euros ou un panier à 14 euros. Pendant la distribution, les gens se croisent, se reconnaissent, discutent et échangent leurs recettes.
« Le but, explique la présidente de l’association Dominique Fonta-Joubert
, c’est de mieux manger, de faire que chacun soit acteur de ses choix de consommation. C’est aussi de créer des relations. De plus en plus, les gens ont envie de consommer autrement. » Les légumes ont la cote Quand une vague de personnes emplit la salle, les quatre adhérents bénévoles assurant la distribution ce soir-là, ne sont pas de trop pour aider Catherine, la maraîchère. Il faut peser les endives, les blettes, servir les bottes de radis et de persil, les salades… Avec une telle fréquentation, difficile d’imaginer que La Cerise sur le panier, fondée en mai 2008, n’a pas un an.
Pas d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur, ça veut dire des légumes de saison et de qualité de 25 à 35 % moins chers que sur le marché. D’abord 50, puis 55, et rapidement 60 inscrits, la limite fixée au départ de l’aventure. Aujourd’hui, ils sont 66 à venir chercher leur panier, et une liste d’attente s’allonge déjà. Dès septembre 2008, Catherine et Christophe Brard, les maraîchers, ont du prendre un camion plus grand pour pourvoir à la demande.
Fruits, champignons, viande, le panier s’agrémente Dominique Fonta-Joubert et Cécile Pech ont contacté d’autres producteurs afin d’élargir la gamme des produits. Depuis mars, une fois par mois, un champignonniste du Val d’Oise fournit pleurotes, champignons de Paris, et moins connus mais non moins goûteux, pholiotes et lentins de chêne.
Deux fois par an, les adhérents intéressés peuvent acheter une viande de boeuf de qualité, fraîchement arrivée du plateau de l’Aubrac.
« Ces animaux-là ont vécu dans des prés, ils ont brouté de la vraie herbe » ironisent les deux femmes. Elles cherchent encore un producteur d’oeufs et de volaille.
En attendant, une troisième souscription est lancée avec un producteur de fruits. Les adhérents, panier à la main, un verre de jus de pomme offert par ce nouveau collaborateur dans l’autre, se réjouissent de bientôt déguster les fruits qui poussent dans son verger.