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Transports publics

Transports publics
  Le meilleur pour tous
Face à l’insuffisance de l’offre, la ville de Tremblay mène depuis plusieurs années une politique volontariste pour développer le transport public. T’bus, Allobus, transports scolaires... facilitent au quotidien la mobilité des Tremblaysiens. Cet effort nécessaire pour répondre aux besoins des usagers doit s’accompagner d’une politique forte de l’État en matière de transports.
On le sait, le développement des transports en commun est un enjeu majeur pour les grandes agglomérations. Il est aujourd’hui plus que nécessaire de développer des alternatives au « tout voiture », dont chacun peut expérimenter les limites au quotidien : embouteillages, pollution, problèmes de stationnement…

Sans oublier, bien sûr, le coût occasionné par la voiture elle-même (carburant, entretien, assurance…). Un « gouffre » qui peut peser lourd sur les budgets, au point de rendre l’auto inaccessible aux bourses les plus modestes.

Car au-delà des problèmes environnementaux et de saturation des réseaux routiers, la question des transports en commun est éminemment sociale : il s’agit bien d’apporter des réponses efficaces aux problèmes de mobilité que connaissent de nombreux citoyens.

À commencer par ceux qui n’ont pas accès au « confort » automobile, et ont parfois de grandes difficultés à rejoindre les lieux d’emploi, d’études ou encore de culture. Une réalité particulièrement criante pour les habitants des territoires les plus éloignés de la capitale, et confrontés depuis des années à de fortes inégalités en la matière.

On dira que plus on s’éloigne de Paris, plus le maillage des transports en commun se dilue, et plus l’usager paie cher pour se déplacer… Un comble, lorsque l’on connaît les problèmes de paupérisation qui touche une partie importante de la population de ces territoires, à commencer par la Seine-Saint-Denis.

Par ailleurs, on retiendra aussi que les trajets banlieue à banlieue ont explosé, ils représentent désormais 70 % de l’ensemble des déplacements franciliens. Un constat qui vient éclairer un peu plus le sérieux retard des pouvoirs publics sur la question du développement des transports en commun.

Le pôle multimodal du Vert-Galant
Le pôle multimodal du Vert-Galant offre aux usagers des conditions d’accès modernes
et confortables aux transports en commun. © Mairie de Tremblay-en-France

Pallier les carences et répondre aux besoins

Bien qu’elle n’ait pas compétence en matière d’organisation des transports, la ville de Tremblay n’a pas attendu les conclusions des grands débats d’orientations (Lire l'article sur le RER B) pour pallier les carences et répondre aux urgences locales.

La municipalité s’est engagée depuis de nombreuses années dans une politique de développement des transports en commun. Elle apporte ainsi une importante aide financière à plusieurs lignes de transports : 619, Allobus, transports scolaires, associatifs... Soit une enveloppe de près de 1,5 million d’euros chaque année.

Cette politique volontariste s’est illustrée en 2006 avec le lancement du réseau T’bus (en remplacement des lignes 9, 670 et Duo). La ville a ainsi redéfini entièrement son offre de transports intra-muros avec des conditions inédites pour les usagers : 10 bus supplémentaires, facilitant les liaisons interquartiers et assurant la jonction avec les zones d’emplois, avec une fréquence renforcée aux heures de pointe sur l’axe principal desservant le pôle gare ou encore le lycée de Vinci.

T’bus : une fréquentation en hausse

Et le succès est au rendez-vous. Les derniers comptages opérés par les Courriers d’Île-de-France (CIF), gestionnaire du réseau, montre une fréquentation croissante. Des 14 906 montées en 2006, on est passé à 20 580 en 2007 (+ 38 %) et 23 157 en 2009 (+ 12 %).

Avec, en matinée, les flux de passagers les plus importants enregistrés au départ des Cottages, du centre-ville, du Vert-Galant et du Bois-Saint-Denis vers le pôle gare. Et pour l’aprèsmidi, une nette augmentation en 2009 des montées depuis la zone d’activités CDG vers la gare du Vert-Galant.

« Ce succès est dû à l’augmentation de l’offre de transport aux heures de pointe » explique Mohamed Ghodbane, directeur du dépôt de Tremblay. « Elle est en effet beaucoup plus attractive pour l’usager qui sait qu’il peut compter sur un passage de bus toutes les 7-8 minutes. Sur les heures creuses, on est aussi passé à la demi-heure, au lieu d’une heure auparavant. »

Cercle vertueux : plus les Tremblaysiens utilisent le T’bus et plus ils créent les conditions de sa modernisation : l’an passé, l’augmentation de la fréquentation avait permis à la ville de financer un 10e véhicule pour renforcer le réseau « au Vieux- Pays et au Vert-Galant, qui sont à 10 minutes aux heures de pointe ».

Vers une meilleure information des voyageurs

Les CIF annoncent d’ailleurs pour l’année 2010 quelques améliorations, plus particulièrement en ce qui concerne l’information des voyageurs : ainsi, les véhicules seront bientôt équipés d’écrans, de même que certains arrêts de bus, pour permettre de donner une information en temps réel, notamment en cas de perturbation, d’accident, de retard...

L’ensemble des bus sera géolocalisé en permanence depuis un PC, avec une meilleure information des conducteurs pendant leur trajet. « Ces nouveaux outils vont nous permettre d’améliorer la qualité de service, de fluidifier encore le réseau et de mesurer les vrais temps de parcours » explique Mohamed Ghodbane.

Sur les vitesses excessives, parfois constatées par les riverains et que l’on impute souvent à des « rattrapages de retard », on assure du côté des CIF que l’on intervient auprès des conducteurs dès que des remarques sont formulées… « Mais la taille impressionnante du matériel roulant peut aussi donner l’impression de vitesse sans qu’il y ait forcément dépassement » tient-on à préciser du côté du transporteur.

Allobus devient Fileo

Allobus
Allobus, une réponse au déficit de transports en commun pour se rendre à l'aéroport
en horaires décalés. © Mairie de Tremblay-en-France

Autre dispositif créé à l’initiative de la ville en 1998, Allobus - service de transport à la demande (24h/24 – 7j/7) - est l’une des réponses apportées au déficit de transports en commun pour rejoindre la plateforme aéroportuaire, notamment pour les salariés en horaires décalés.

Bien que prévisible, la croissance de l’aéroport en termes d’activités - et donc d’emplois – s’est faite sans que soit pensée une véritable desserte en transport en commun capable de répondre aux besoins, notamment en ce qui concerne les lignes de nuit.

Là encore, Tremblay initie et met la main à la poche (150 000 euros en 2009) aux côtés d’autres partenaires (Syndicat des transports en commun d’Île-de-France, Aéroports de Paris, Conseil général du Val d’Oise) pour permettre aux salariés de rejoindre à toute heure leur travail sur la plateforme.

D’après les derniers chiffres de réservation livrés par les CIF pour l’année 2009, la ligne Allobus de Tremblay est en moyenne empruntée par 123 personnes par jour, chiffes stables après une augmentation des réservations de 13% depuis la réorganisation de la ligne en 2006.

A partir de mars 2010, dans le cadre d’une délégation de service public initiée par le STIF (qui réorganise actuellement les transports), Allobus deviendra Fileo. Un changement de nom et de logo, mais pas du service, et qui devrait être accompagné de quelques améliorations. Par ailleurs, est attendu la concrétisation du projet qui concerne la ligne 15 (route des Petits Ponts).

La deuxième ligne la plus fréquentée d’Île-de-France (hors Paris) avec 20 000 voyageurs jour, est inscrite par le département dans un « projet d’axe» qui prévoit la refonte des infrastructures de la ligne pour la mise en place de bus à haut niveau de service.

À l’échelle régionale, deux grands projets sont en réflexion. D’un côté, le super métro du Grand Paris prévoit de relier 7 grands pôles économiques de la région. De l’autre, l’Arc Express et le Plan de mobilisation transports de la Région Île-de- France. La municipalité de Tremblay, qui entend poursuivre ses actions pour parer aux inégalités des transports, reste particulièrement attentive aux choix qui seront opérés dans les mois à venir.
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