Depuis plusieurs mois, la ville de Tremblay-en-France est en négociation avec la société ICADE qui a décidé de mettre en vente son patrimoine de 32 000 logements en Région parisienne. L’enjeu n’en était pas anodin. Le risque, si la ville de Tremblay-en-France avait laissé faire sans intervenir, était d’ouvrir une brèche dans l’équilibre social de son centre ville.
430 logements appartenant à ICADE seront bientôt propriété de la Semipfa. © Mairie de Tremblay-en-FranceLa promesse de vente signée à la demande de la ville Tremblay-en-France par la Semipfa (Société d’économie mixte dont la ville est actionnaire majoritaire) et le groupe ICADE, ce lundi 14 septembre, porte sur 430 logements, 1 150 m² de commerces et 3 hectares de terrains vacants.
La municipalité agit au quotidien pour diversifier le parc logements de la ville et offrir aux habitants un réel parcours résidentiel dans la ville elle-même. Logements sociaux, logement intermédiaires, accession à la propriété : tous les habitants de Tremblay-en-France doivent pouvoir continuer à résider dans leur ville.
François Asensi, député de Seine-Saint-Denis, maire de Tremblay-en-France se réjouit
« de cet accord qui concourra à préserver la diversité sociale dans le centre ville de Tremblay-en-France ».
25 % de l’habitat tremblaysien est du logement social. La proportion passe à 52 % dans le cœur de ville ; bien plus que le seuil de 20 % que préconise la loi SRU.
Les logements mis en vente par ICADE représentent 15 % des logements locatifs du centre ville. C’est la raison pour laquelle la ville a mené cette négociation avec ténacité.