Tremblay Bienvenue sur le site de la Ville de Tremblay-en-France Bienvenue sur le site de la Ville de Tremblay-en-France
   
Accueil Actualité Mairie en ligne Citoyenneté Guide pratique Découvrir Tremblay Loisirs et sorties Ville d'échanges Associations Economie
SportSport   
CultureCulture   
Mairie en ligneMairie en ligne   
AssociationsAssociations   

Retour à : Accueil > Actualité > Mairie en ligne Imprimer cette page Imprimer Envoyer cette page Envoyer
Qualité de l’air autour de l’aéroport CDG

Qualité de l’air autour de l’aéroport CDG
  Du mieux, mais beaucoup reste à faire
Le 10 mars dernier, Airparif est venu rendre compte à Tremblay des résultats de la campagne de mesure de la qualité de l'air effectuée autour de la plate-forme dans l'hiver 2007-2008. Malgré un léger mieux, le dépassement des normes annuelles pour le dioxyde d’azote se confirme. Le point avec Philippe Lameloise, directeur général d’Airparif.
La zone aéroportuaire étudiée par Airparif
La zone aéroportuaire étudiée par Airparif

Pouvez-vous nous rappeler ce qu'est l’association Airparif et quelles sont ses missions ?


Airparif est une association loi 1901, regroupant des représentants de l’État, des collectivités territoriales, des industriels et des transporteurs, des associations de protection de l’environnement et de consommateurs ainsi que des personnalités qualifiées.

Elle est chargée de la surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France, grâce à un dispositif de mesures et à des outils de simulation, puis de relayer l’information auprès de la population francilienne. Airparif fournit sur son site Internet (www.airparif.asso.fr) une information complète et accessible à tous sur la qualité de l’air dans la région.

La campagne de mesure 2007-2008 faisait suite à une précédente campagne en 2001-2002. Que nous apprend-t-elle ? Entre les deux, la qualité de l’air s’est-elle améliorée ou dégradée aux abords de l’aéroport ?

Pour résumer, on peut dire que la qualité de l’air s’est un peu améliorée avec des rejets moins importants de dioxyde d’azote, mais ce n’est pas encore satisfaisant car l’objectif de qualité annuel de 40 μg/m3 est dépassé. Cette nouvelle campagne a permis de confirmer les résultats de 2002 et d’apporter de nouveaux éléments sur les niveaux de dioxyde d’azote autour de la plate- forme.

Les observations montrent tout d’abord l’influence prépondérante de l’agglomération parisienne qui reste le facteur de pollution le plus important. Le deuxième élément que l’on identifie, c’est le trafic routier : les axes A1, A3, A 104 ont eux aussi une influence sur les niveaux observés à leurs abords immédiats, surtout au sud-ouest de la zone où le réseau routier est plus dense.

Enfin, les mesures que nous avons réalisées autour de l’aéroport montrent un impact lié aux activités de la plate-forme aéroportuaire. Cet impact n’est pas « épouvantable », ni « massif », mais on va quand même retrouver sous certaines conditions météorologiques des niveaux de pollution atypiques qui correspondent à ce que l’on peut connaître au centre de Paris, alors que l’on se trouve dans une zone urbaine beaucoup moins dense.

Avez-vous pu mesurer l'importance, dans la masse de pollution produite par l’activité aéroportuaire, de la part imputable au trafic aérien (les moteurs des avions), de celle imputable au trafic automobile ou à d’autres activités ?

Il ne nous a pas été possible d’observer un impact caractéristique des seuls mouvements aériens, car on ne sait pas complètement isoler les pollutions générées par les moteurs d’avions. Sur les autoroutes d’accès à la plate-forme, on ne sait pas là non plus quelle part du trafic est imputable directement à l’activité de l’aéroport et celle qui ne l’est pas.

En revanche, on sait mesurer l’impact global des activités de la plateforme, en fonction des vents et des variations de mesures que l’on obtient. Par exemple, par vent de sud ouest, les niveaux de NO2 enregistrés avant la plateforme peuvent avoir augmentés jusqu’à 40 % en sortie au nord-est.

Dans cette campagne, vous mesuriez la teneur de dioxyde d'azote (NO2), mais aussi de particules fines dans l'air que nous respirons. Pouvez-vous en dire plus sur ces polluants et sur leur nocivité pour l'être humain ?

Ce sont effectivement deux polluants qui posent problème dans l’agglomération parisienne, où l’on dépasse les valeurs qui ont été fixées par l’Union européenne. Cela étant, le fait de les dépasser ne veut pas dire que tout le monde tombe instantanément malade. Mais cette pollution contribue à une dégradation de la santé notamment chez les personnes fragiles. Le dioxyde d’azote a des effets sur les fonctions respiratoires.

Pour les particules, c’est à la fois des problèmes respiratoires et un risque cardiovasculaire. Une bonne nouvelle toutefois : les résultats de notre étude n’ont pas montré d’influence particulière des activités aéroportuaires sur le taux de particules à l’extérieur de la plate- forme.

Lors de l'élaboration du Plan de protection de l'atmosphère pour l'Île-de-France (2005-2010), Airparif avait eu pour mission d’évaluer l'impact des préconisations envisagées dans ce projet. Vous montriez que celles-ci ne permettaient pas de maintenir les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) à une valeur inférieure à l’objectif de qualité de 40 μg/m3. La ville de Tremblay, qui partageait votre point de vue, avait donné un avis défavorable sur ce plan lors de son Conseil municipal du 17 février 2005. Vos mesures, en 2008, deux ans avant l’échéance de 2010 semblent confirmer l’inquiétude que nous avions…

Airparif prévoyait à l’horizon 2010 un dépassement persistant de la valeur limite pour le dioxyde d’azote, aux abords de l’aéroport et le long du trafic routier. Ces prospectives avaient été réalisées à partir de deux hypothèses météorologiques, l’une favorable à la dispersion des polluants et l’autre défavorable. Les résultats recueillis en 2007-2008 sont cohérents avec ces estimations, en se situant à un niveau intermédiaire.

Malgré une tendance à l’amélioration au niveau régional, il est à nouveau démontré que pour le dioxyde d’azote, l’impact ponctuel des activités aéroportuaires conduit à un risque de dépassement de l’objectif de qualité de 40 μg/m3, ce sur quelques centaines de mètres audelà du périmètre de la plate-forme. De même, ce dépassement est une réalité dans la zone sud-ouest proche de l’agglomération parisienne près des axes routiers importants. Ce dépassement de l’objectif de qualité concerne 9 % de la zone que nous avons étudiée et touche 80 000 habitants.

Propos recueillis par Loïc Magnolon
L'intégrale du rapport d'Airparif

François Asensi écrit au Ministre

Suite aux résultats de l’étude menée par Airparif sur la qualité de l’air près de l’aéroport, le député-maire de Tremblay a écrit à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. Il lui demande de prendre des mesures qui réduisent de façon significative la pollution.

Dans sa lettre, François Asensi rappelle au ministre que « la loi sur l’Air et l’utilisation de l’énergie du 30 décembre 1996 pose pour principe le droit reconnu à chacun de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. » Il rappelle également que le Conseil municipal de Tremblay avait émis un avis défavorable au Plan de protection de l’atmosphère (PPA), estimant que le manque de mesures contraignantes ne permettrait pas de remplir les objectifs fixés.

« L’étude rendue publique par Airparif le 10 mars dernier constate l’échec attendu de ce plan » souligne François Asensi, les résultats démontrant qu’il est impossible de descendre en dessous du seuil d’alerte de 40 μg/m3 de dioxyde d’azote. Les seuils relevés pouvant même dépasser les niveaux mesurés au centre de Paris de 40 %.

« Près de 80 000 habitants, et singulièrement les habitants de Villepinte et de Tremblay, se retrouvent dans la zone de pollution maximum et sont donc sujet à des risques sanitaires inacceptables. Être en deçà du seuil d’alerte ne doit plus être un lointain objectif, mais conditionner dès aujourd’hui la mise en place de nouvelles mesures. Les personnes qui vivent aux abords des aéroports ont droit comme les autres à un air qui ne nuise pas à leur santé ».

Compte tenu de l’impossibilité de remplir en l’état les objectifs fixés par le Plan de protection de l’atmosphère, François Asensi demande à connaître les mesures nouvelles que compte prendre le ministre afin d’atteindre effectivement des seuils considérés comme sans conséquence pour la santé des personnes.
Haut de page Haut de page

Plan du site Contactez-nous Réalisation