
Ecole élémentaire Balzac.
À Balzac et au Vieux-Pays, des banderoles ont été apposées alertant sur les « soldes et rabais » proposés par le gouvernement sur l’éducation. Sandrine Gago, parente d’élève, s’est tout de suite sentie concernée : « Nos enfants sont en danger. Quasiment tous les parents ont signé la pétition que nous avons élaborée pendant la « nuit des écoles ». Nous ne laisserons pas faire les évaluations de CM2 ».
Beaucoup de parents ont découvert à l’occasion de ces débats – initiés par les enseignants et soutenus par la municipalité – que les élèves de CE2 avaient déjà été « évalués » en décembre dernier. « C’est un vrai fichage de nos enfants qui est fait. Les seules notes possibles sont 0 ou 1 et les listes sont transmises nominativement. Pour quoi faire ? » s’indigne Mme Gago. Pas étonnant que les parents de la plupart des écoles aient décidé de poursuivre l’action en participant à la manifestation à Paris le samedi.
La banderole de la FCPE d’Île-de-France annonçait la couleur d’emblée : « L’école n’est pas une charge à réduire, c’est un investissement pour l’avenir ». Les principaux reproches adressés au ministre concernent l’alourdissement des programmes alors même, qu’avec la réorganisation de la semaine scolaire, les enfants perdent 2 heures d’enseignement. Les 13 500 suppressions de postes annoncées pour 2009 tout comme la disparition des Rased (Réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté) inquiètent parents, enseignants et élus.
Ces nouvelles formes d’actions sont des leviers pour sensibiliser l’opinion publique. « On veut mettre l’école à la casse, tempête Aïcha Hadj responsable de la Fcpe des écoles Cotton- Moulin. On ne veut pas d’une école au rabais pour la plupart des enfants pendant que d’autres auraient droit à une école d’élite. Nous, les parents, sommes inquiets pour l’avenir de nos enfants. On a beaucoup appris à l’occasion de cette nuit des écoles ».
Ecole élémentaire Malraux. |
 |