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Une « nuit des écoles »

Une « nuit des écoles »
  Pour défendre l'avenir des enfants et l'école publique
Dans la nuit du 16 au 17 janvier, enseignants, parents et élus initiaient une nouvelle forme de lutte contre des réformes qui s’appuient sur des suppressions de postes et la stigmatisation des enfants. Le temps d’une nuit, le dialogue s’est établi entre tous les partenaires soucieux de défendre l’école publique. Un franc succès à Tremblay.
 Lutte et rencontre enseignants - parents

Dans plusieurs établissements, parents, enseignants et élus (Sophie Darteil adjointe au maire à l'éducation et Nicole Duboé conseillère municipale) ont longuement échangé sur l'avenir de l'école publique.
Dans plusieurs établissements, parents, enseignants et élus
(Sophie Darteil adjointe au maire à l'éducation et Nicole Duboé conseillère municipale)
ont longuement échangé sur l'avenir de l'école publique.

« On en a ras-le-bol de ces lois qui sont décidées sans concertation avec les parents alors qu’il s’agit de décider du sort de nos enfants »
. Malika, Sonia, Samira, Karina et Aïcha, des mamans qui occupent avec d’autres l’école Jean- Moulin depuis le 19 janvier, ne mâchent pas leurs mots. Les réformes annoncées par Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale de Sarkozy, sont très loin de répondre aux attentes des parents.

Il ne semble pas qu’elles soient plus prisées par les enseignants. Aline Cadet, directrice de la maternelle Eugénie-Cotton, située dans le même secteur, se félicite du succès de la « nuit des écoles » qui s’est déroulée dans la nuit du 16 au 17 janvier : « Les trois Conseils d’école (maternelle et élémentaire Cotton et élémentaire Moulin) se sont rassemblés avec tous les parents qui le souhaitaient à partir de 19 heures pour parler de la nouvelle réforme. Les enseignants ont argumenté, point par point, les conséquences de la réforme Darcos. Puis la nuit s’est poursuivie de façon conviviale. Des parents avaient préparé quelques plats. Des mamans ont dansé et nous ont appris des danses orientales ».

Un moment exceptionnel, qui s’est prolongé jusqu’à 5 heures du matin, mêlant la lutte contre une réforme qui stigmatise les enfants et réduit les moyens de l’éducation et la rencontre des enseignants et des parents autour d’une veillée. Cette idée d’occuper symboliquement des écoles le temps d’une nuit a vu le jour en juin dernier en Loire-Atlantique pour « informer sur les dangers des mesures ministérielles ».

L’expérience a fait tache d’huile et plusieurs centaines d’écoles – à l’initiative du syndicat enseignant, le Sni-upp et des parents notamment de la FCPE – ont organisé une « nuit des écoles » dans le pays. À Tremblay, outre les deux écoles Cotton et l’école Moulin, les écoles Anatole-France, Balzac et Malraux ont elles-aussi organisé « leur nuit » de résistance avant de rejoindre les parents et les enseignants à Cotton.

Ecole maternelle Anatole-France.
Ecole maternelle Anatole-France.
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