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Sébastien Ostertag, un tremblaysien champion du monde |
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Rencontre avec un « Expert » Retour sur le mondial de handball particulier de l’ailier gauche tremblaysien. Un mondial fait de doutes et de joies qui se termine par un titre de champion du monde. |
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Il commence à atterrir « Beuz », comme l’appellent affectueusement ses coéquipiers du TFHB, trois jours après son retour de Croatie. « On a du mal à réaliser, c’est la vie qui change, reconnait-il lucide . Moi je suis un mec assez réservé. Passer de Tremblay où l’on est reconnu dans le championnat, à un aéroport où les supporters sont là pour nous, nous prennent en photo tout le temps, du jour au lendemain, on va sur les plateaux de télévisions, on fait des interviews sans cesse… ».
Sébastien Ostertag sous le maillot tricolore.Pourtant, tout n’a pas été rose. Parti bien en forme, une mauvaise réception lors du dernier entrainement, le matin même du début du championnat le voit hérité d’une entorse à la cheville. « J’étais bien, que ce soit en qualification de l’euro ou lors des matches à Bercy. Tout se passait bien. J’avais fait de bons matches, j’étais en confiance. La blessure ne m’a pas trop aidé. Le premier jour, le staff médical m’a dit « ça va, elle n’est pas si grosse que ça », mais le lendemain elle était violette. Il y avait des hématomes à l’intérieur et à l’extérieur. » Là, le staff s’est montré plus réservé. « Ils m’ont dit : « on va voir, si ça se trouve il va falloir que tu rentres chez toi », se souvient-il. Là j’ai mangé un petit coup dans la tête et je me suis dit, il faut être sport, il faut serrer les dents et grâce aux soins des kinés qui ont vraiment fait du bon boulot, j’ai réussi à recourir au bout de trois jours. Ils m’ont dit que c’était impressionnant. Que seuls les sportifs de haut niveau peuvent faire avec leur corps des trucs impossibles. Mais je n’étais pas très rassuré. Le matin ou je me suis blessé, j’ai parlé avec l’entraineur [Claude Onesta : ndlr] qui m’a dit : « tu sais c’est comme ça, tu prends ton temps, tu as trois jours. On verra quand tu peux reprendre. Au deuxième tour, si jamais cela ne va pas on prendra une décision » il a été vraiment sympa ». Et cela a été payant. Pour lui, dont le comportement est souvent jugé d’ « exemplaire » revenir en France quelques mois après avoir raté de peu les JO aurait été une grosse déception. Redevenu opérationnel, l’entraineur lui confirmera sa confiance en l’alignant lors des quatre derniers matches. Même s’il n’a pas pu développer beaucoup de temps de jeu, Sébastien Ostertag s’avoue satisfait. « J’ai bien récupéré, mais je manquais de compétition et du coup je n’étais pas trop en confiance. Et puis, Mickael Guigou était très en forme, pour moi il a été le meilleur ailier du tournoi. Cela ne m’a pas aidé. Mais bon c’est comme ça, cela fait parti du jeu. Même si je suis blessé ou si je suis remplaçant le peu de minutes de jeu que j’ai c’est pour être là et assurer.» Et viendra le grand moment, la finale. « Ca été quelque chose d’énorme. Ce n’est pas comme en France, les Croates vivent pour leur sport et c’est tout un peuple qui se déplace et qui est là pour supporter son équipe. 16 000 personnes qui font du bruit, je n’avais jamais connu ça ! C’était vraiment impressionnant, avec les joueurs on était à 50 cm l’un de l’autre et on ne s’entendait pas ! » Et enfin le titre qu’il savoure. « Je suis très heureux d’être champion du monde ». Maintenant, il va falloir repartir en championnat dès le 11 février avec la réception de Paris. Un challenge qui le tient aussi à cœur. « Je me sens bien à Tremblay .C’est un club qui monte en puissance. Il y a un bon entraineur qui nous fait bien bosser, du coup on est troisième et j’aimerais beaucoup que l’on joue une coupe européenne l’année prochaine. »
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