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Depuis l’arrêté du préfet, chaque Conseil municipal dispose de trois mois pour définir ses représentants au Conseil communautaire. Ils auront à organiser en commun quatre compétences déléguées à « l’interco » : développement économique, aménagement, équilibre social de l’habitat et politique de la ville.
Et les villes doivent également choisir trois autres compétences à transférer parmi l’action sociale, l’équipement culturel et sportif, l’assainissement, l’eau, l’environnement, la voirie et le stationnement. Enfin, les municipalités ont à débattre du budget de l’intercommunalité.
Un vaste chantier s’ouvre donc sur l’organisation de l’interco. Heureusement, les villes profitent d’une longue pratique de travail en commun : depuis la création du Seapfa en 1971 (Syndicat d’Équipement et d’Aménagement des Pays de France et de l’Aulnoy).
Dans l’esprit du Seapfa, la communauté d’agglomération reste d’ailleurs ouverte aux communes d’Aulnay-sous-Bois, du Blanc-Mesnil et à toutes celles voulant participer aux projets communs.
Objectif : « Établir des stratégies qui dépassent définitivement le strict cadre communal », explique le maire de Tremblay-en-France François Asensi, l’un des initiateurs actifs du regroupement. Face à la réorganisation annoncée de la région capitale, les trois villes s’unissent pour représenter leurs intérêts face aux partenaires institutionnels.
Il s’agit aussi de réunir plus de moyens pour réaliser « de véritables projets de territoire, porteurs de justice sociale et de prospérité économique ». Le compte à rebours est lancé.
Déchetterie, aménagement de la gare multimodale du Vert-Galant, Parc équestre du château bleu…Sevranais, Tremblaysiens et Villepintois peuvent tous les jours prendre la mesure d’un projet qui a du sens. Nombre d’entre eux utilisent déjà les mêmes lignes de transport ou les mêmes pistes cyclables…Ils profitent ainsi du principe élémentaire de la synergie : mutualiser les projets et les moyens d’action. Ainsi, les villes peuvent mettre à disposition des équipements collectifs sans augmenter les taxes foncières des habitants.