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Le Bâti villageois

Le Bâti villageois

Le Vieux-Pays de Tremblay offre un paysage architectural diversifié où les maisons rurales, villageoises et bourgeoises, les grandes fermes et les monuments remarquables s’insèrent parfaitement dans le tissu existant, définissant une échelle propre au village en même temps que l’image du Vieux-Pays.

La qualité et la richesse patrimoniales ne tiennent pas seulement à la diversité du bâti mais aussi à l’adoption et au respect jusqu’au XXe siècle d’un certain nombre de dispositions apportant cohérence et unité à l’ensemble.
Ce sont par exemple l’alignement et la continuité du bâti sur la rue qui, lorsqu’ils ne sont pas créés par les bâtiments le sont par les clôtures - traditionnellement des murs - délimitant des espaces publics qui participent tout autant à l’identité du bourg. Ceux-ci, rues, mails et places sont en général plantés de tilleuls.

Ces espaces d’accompagnement accueillaient autrefois sous leur ombrage les jeux d’enfants, fêtes du village et diverses manifestations et constituaient autant de lieux d’expression de la sociabilité villageoise. Le bâti villageois et les fermes sur lesquelles il s’articule, sont les éléments essentiels de la structure du village.
Cette structure suffisamment forte a permis que s’y intègrent successivement les bâtiments à différentes époques.

Le bâti villageois traditionnel se caractérise principalement par l’homogénéité des volumes ainsi que du traitement architectural et des matériaux. Les volumes sont simples et présentent assez peu de décrochements, avec ou sans ornement. Ils comportent la plupart du temps un étage et un comble avec des lucarnes de différents types. Les toits à deux versants à forte pente sont en général couverts de tuiles plates. Le décor plus ou moins riche selon les maisons est le plus souvent constitué de corniches de couronnement en saillie sur le mur, assurant la transition entre le toit et les façades, éventuellement de bandeaux ou corniches marquant la séparation entre les étages.

L’imbrication des maisons forme parfois un seul et même volume : l’ordonnancement des façades et les décrochements permettent alors de différencier chaque maison. Les façades sont en général « lisses », en moellon enduit de plâtre, les pignons sont découverts.

Parfois des éléments de structure en pierre sont exprimés en façade : ce sont par exemple les chaînages d’angle ou les jambes harpées. Le charme propre au village vient aussi de ce qu’au détour d’une rue, d’un porche, on peut découvrir de façon inattendue une cour de ferme, un jardin, une ruelle pavée ou encore une belle échappée sur les champs.