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3 août 1914
Un mois après le déclenchement du premier conflit mondial, on se bat aux portes de Tremblay-lès-Gonesse, qui se trouve placé au sein du camp retranché de Paris, sous l'autorité du Général Galliéni, Gouverneur militaire de Paris.
C'est dans l'ancien Presbytère-Mairie du Vieux-Pays que le 3 septembre 1914, le Général Maunoury commandant la VIe armée, établit son poste de commandement où il recevra la visite historique du général Galliéni. Profitant de l'affaiblissement de l'armée allemande, les Français vont passer de la défensive à l'offensive. Joffre prépare une vaste contre-attaque sur les bords de la Marne, c'est la bataille de la Marne (6 - 13 septembre 1914).
Cette offensive verra l'épopée des "taxis de la Marne", organisée depuis Paris par le Général Galliéni, chef du camp retranché de la capitale. Galliéni décide de réquisitionner les taxis-autos de Paris pour acheminer les soldats d'une division d'infanterie de renfort qui allaient prendre part à la bataille de la Marne.
Dans la nuit du 6 au 7 septembre 1914, 500 taxis parisiens se rassemblent sur la place de l'église au Vieux-Pays de Tremblay-lès-Gonesse et sont inspectés avant leur départ pour Nanteuil-le-Haudoin, par le Général Galliéni.

Le 10 Mai 1940, les Allemands passent à l'offensive.
Malgré l'opposition farouche de l'armée française à l'avance allemande, la bataille se rapproche de la capitale. Les 13 et 14 juin 1940, Tremblay-lès-Gonesse va connaître deux journées tragiques : Le 13 juin où les Allemands tentant de franchir le canal de l'Ourcq et forcer le passage de l'avenue du chemin de fer, tombent sur les positions françaises représentées par le 24e Bataillon de Chasseurs Alpins (B.C.A), qui, au terme d'affrontements, les tiennent en échec.
Le 14 juin avec le crime de guerre du Vert-Galant, où probablement pour se venger de l'échec militaire de la veille, les nazis exécutent 15 otages civils innocents : 10 sont assassinés sur la berge du canal, à l'est du pont de l'avenue du Chemin de Fer, 5 en face de la gare du Vert-Galant. (Source : bulletin SEHT n°23, supplément, 2000)
Création de la ZUP
Le 26 avril 1960, un arrêté ministériel crée, sans la moindre concertation avec les élus locaux, une Zone à Urbaniser par Priorité de 700 hectares située sur les territoires d'Aulnay-sous-Bois, Sevran, Villepinte, Mitry-Mory, Tremblay-lès-Gonesse, qui pour sa part était concerné par une superficie de 175 hectares.
Face à la décision ministérielle, le 11 avril 1975, le Conseil Municipal d'Union Démocratique dirigé par Georges Prudhomme demande l'engagement de la procédure d'annulation de l'arrêté de création de la ZUP et sa transformation simultanée en ZAC.
Des 5500 logements prévus à l'origine, seuls 3000 environ, sont construits.
Le projet de conduire directement les eaux de l'Ourcq au nord de Paris est émis par l'ingénieur Pierre Paul Riquet de Bonrepos (1604 - 1680), en 1676. Mais sa construction n'est décidée et entreprise que sous le Consulat de Bonaparte, le 29 floréal an X (17 mai 1802). L'objectif étant de résoudre les problèmes d'alimentation en eau potable des parisiens et l'aménagement d'une voie de navigation reliant les bassins hydrographiques de la seine et de la Marne.
La conception et l'exécution des travaux est confiée à Pierre-Simon Girard, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussés, devenant ainsi le directeur des travaux du canal de l'Ourcq.
Dans son rapport du 4 prairial an X à l'attention de l'assemblée des Ponts et Chaussées, Pierre-Simon Girard précise que la principale difficulté du tracé du Canal de l'Ourcq se trouve au lieu-dit La Butte du Bois Saint Denis à Tremblay, seuil de partage des eaux, entre la vallée de la Seine à l'ouest et celle de la Marne à l'est.
A cette situation géographique exceptionnelle s'ajouta une particularité géologique, l'instabilité des sols, provoquant au cours des travaux en 1812, l'éboulement des escarpements sur presque la totalité de la longueur de la tranchée du Bois Saint-Denis. En 1823, le canal de l'Ourcq est enfin navigable sur la totalité et utilisé pour le transport de matériaux bruts de l'est de l'Ile-de-France vers la capitale. Si le canal joue toujours son rôle de pourvoyeur en eau de la capitale, son utilisation pour la navigation a pratiquement cessé, depuis 1960.
Apprécié pour la pêche et la baignade pendant un temps, le canal se double aujourd'hui d'une "coulée verte" et l'aménagement des chemins de halage permet de profiter de ce site remarquable et d'une grande richesse écologique.