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Poursuite de l’aménagement du quartier Cotton, achèvement de la rue Kateb Yacine reliée à l’école Prévert par une voie piétonne, résidentialisation des îlots Ader et Berthelot, nouvelles voiries dans le quartier Langevin, mise en chantier de nouveaux logements… L’aménagement urbain s’impose comme la grande préoccupation du budget 2011, voté au Conseil municipal le 3 février dernier.
Avec la reconnaissance de Tremblay par l’Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), la ville obtient près de 5 millions d’euros pour financer des opérations de démolition et de reconstruction de logements.
« Cette aide est la bienvenue, a commenté Madani Ardjoune, adjoint au maire chargé des finances et de la rénovation urbaine, lors du vote du budget. Mais elle n’est pas au niveau de l’action nécessaire. Il faudrait affecter tout le budget d’investissement pendant 10 ans pour financer la totalité du programme de rénovation urbaine.»
La municipalité a donc inscrit 11 millions d’euros en 2011 pour l’aménagement urbain et l’habitat collectif. Pour accélérer la transformation du Grand-ensemble, la Ville a décidé de participer financièrement à la démolition des tours du 2, place de la Paix et 3, boulevard de l’Hôtel de ville, accompagnée à échéance 2013 de la construction de 155 logements.
En attendant ce programme, la construction de nouveaux logements débute dès le mois d’avril au croisement de l’avenue de la Paix et du cours de la République côté commerces. D’autre part, la rénovation urbaine se poursuit avec des programmes de désenclavement et de résidentialisation dans les quartiers Prévert et Langevin.
L’engagement en faveur du renouvellement urbain n’entame en rien les opérations prévues au Plan pluriannuel d’investissement (PPI). Depuis 10 ans, le PPI représente un investissement cumulé de 173 millions d’euros. Cette année, 6,7 millions supplémentaires permettront de rénover et d’agrandir plusieurs équipements publics.
Côté établissements scolaires, la troisième et dernière tranche de rénovation de la maternelle Balzac est programmée (les travaux de réhabilitation continuent sur les bâtiments existants). Les locaux de l’école élémentaire seront étendus en gagnant sur l’espace dédié auparavant aux logements des enseignants.
À l’école Malraux, on poursuit aussi la réhabilitation avec la reprise de la toiture et l’extension du restaurant en 2011, puis l’agrandissement de la maternelle et du centre de loisirs en 2012. De même, l’extension du centre de loisirs Brossolette et le raccordement à la géothermie des écoles Prévert, Politzer et Labourbe débuteront cette année.
Ces interventions poursuivent l’action menée au long-court pour moderniser les groupes scolaires dans le respect de l’environnement.

Les équipements de la ville profitent de la même logique. La rénovation complète du gymnase Jacquart débutera dans l’année. Elle établira une liaison avec le dojo et prolongera la voie reliant ces équipements à l’avenue de la Paix.
Pour l’espace Farman, le projet prévu en 2010 a été modifié pour accueillir une extension des archives municipales. Les granges du Château bleu vont être réhabilitées afin de proposer des salles festives aux riverains et permettre de reconstruire à terme une nouvelle salle festive à la place de l’actuelle. Le foyer Henri- Barbusse entamera lui aussi sa réhabilitation complète en 2011.
Enfin, il faut noter le transfert du service municipal de la Petite enfance dans de nouveaux locaux, place des Droits de l’Homme. Place dont la rénovation s’achèvera d’ici l’été. La façade du théâtre Louis-Aragon sera également modifiée pour un accès plus confortable du public.
Le premier étage de l’Hôtel de ville sera étendu afin d’améliorer l’accueil du public et centraliser l’ensemble des services aux familles. La police municipale – qui accueille six nouveaux agents – vient de s’installer en annexe immédiate de la mairie, dans de nouveaux locaux situés au 12, boulevard de l’Hôtel de ville.

« La municipalité souhaite maintenir la présence et la qualité des services publics au plus près de la population » a réaffirmé Madani Ardjoune. Ainsi, le service de la Démocratie locale s’installera rue Tolstoï, au rond point de la gare, dans un bâtiment entièrement rénové.
Ce dernier accueillera également les locaux du Réseau des assistantes maternelles (RAM). Le projet comprend une enveloppe dédiée à la prestation petite enfance : une aide financière aux familles dont le petit n’est pas en crèche et qui ont recours à une assistante maternelle. Dans ces mêmes locaux, la municipalité est intervenue pour maintenir une antenne de la CPAM.
Enfin, de la culture au sport en passant par l’accompagnement scolaire ou l’insertion professionnelle, le budget 2011 continue de financer la présence de personnels dans les nombreux équipements de proximité, et d’assurer la diversité des services rendus à la population (transports en commun, pôle santé…).
Le Centre communal d’action sociale (CCAS) connaît par exemple une hausse de ses dotations, hausse notamment absorbée par l’augmentation de l’activité du maintien à domicile des personnes âgées ou des activités culturelles et de séjours. De même, la qualité des services et la politique de tarification par le quotient familial ont entraîné une augmentation notable de la fréquentation dans les centres de loisirs, la restauration scolaire ou encore la dentisterie du centre de santé municipale.
C’est donc un budget 2011 varié et équilibré qui a été adopté début février. L’investissement important pour redessiner et moderniser la ville se conjugue au maintien du haut niveau de prestations rendues à la population. C’est aussi un budget ambitieux, pour continuer de construire l’avenir de Tremblay.
Le budget global de la ville atteint 119.197.713 €
Elles correspondent aux frais de personnel communal, aux subventions aux associations, à la contribution de la ville au Fonds de solidarité Île-de-France, au remboursement des intérêts de la dette, aux activités et prestations effectuées par les services.
Des dépenses nouvelles sont prises en charge en 2011 : la gestion du parking rue Mandela, la prestation petite enfance, l’augmentation de charges dues à la hausse de fréquentation dans les centres de loisirs et les restaurants scolaires…
Elles comprennent le remboursement du capital de la dette, les interventions sur les bâtiments publics, les travaux d’assainissement et d’aménagements de la voirie, les opérations d’aménagement…
Cette année, la municipalité a réalisé un effort particulier en matière d’aménagements urbains et d’interventions sur le logement : renouvellement urbain du centreville, résidentialisation, entretien du patrimoine locatif, extensions des écoles, nouvelle place des Droits de l’Homme, rénovations d’équipements(gymnase Jacquart, foyer Barbusse), entretien de la voirie.
Pour optimiser l’aide de 5 millions d’euros attribuée par l’ANRU et accélérer le programme de rénovation urbaine, la municipalité emprunte 3 millions d’euros. Une somme minime à l’échelle des finances tremblaysiennes. En effet, la politique de désendettement menée par la municipalité a divisé l’endettement par huit en 10 ans : de 40,7 millions d’euros en 2000 à 5,5 millions en 2011. La municipalité emprunte donc 3 millions d’euros sans se mettre en difficulté. L’opération permet de porter l’enveloppe consacrée au renouvellement urbain de 6,3 millions d’euros en 2010 à 11 millions en 2011.