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mis en ligne le 5 octobre 2007

T'Bus a le ticket avec les Tremblaysiens

Avec la mise en place de T’Bus il y a un an, la ville a choisi de donner un formidable élan aux transports en commun. Le réseau souffle sa première bougie en affichant + 37 % de fréquentation, une desserte nettement améliorée des quartiers vers la gare, de nouvelles conditions de mobilité pour les habitants du coeur de ville et pour les lycéens.

Plus les Tremblaysiens empruntent le T’Bus, plus ils créent les conditions de sa modernisation

Les fameux bus aux couleurs de la ville font désormais partie du paysage et des habitudes des Tremblaysiens. Lancé en 2006, le réseau T’Bus a marqué une nouvelle étape de la politique de développement des transports en commun engagée par la ville (1 355 000 euros y sont consacrés chaque année pour T’Bus, Allobus, la ligne 619, le transport scolaire…).

Les huit T’Bus, très vite renforcés par un 9e véhicule, ont rencontré le succès. Le premier bilan réalisé par le STIF compare l’actuelle fréquentation du T’Bus (2007) à celle des anciennes lignes 9, 70 et 670 (2006) que le nouveau réseau remplace. Avec un résultat très positif : sur l’ensemble du réseau, T’bus a permis une augmentation de 37 % de la fréquentation des transports en commun, soit en moyenne 4 932 montées journalières.

Une meilleure desserte vers la gare du Vert-Galant

Petit coup de loupe... L’amélioration de la desserte des quartiers de Tremblay vers la gare RER a eu l’effet escompté : le matin, le nombre des usagers a augmenté de façon très nette au départ du centre-ville (+ 115 %), mais aussi depuis le Bois-Saint-Denis (quartiers des Marronniers + 34 %) et le Vert- Galant (+27 %). Il en est de même le samedi, avec une augmentation spectaculaire de 500 % depuis le centre ville et de 50 % depuis le Vert-Galant.

Le passage du T’Bus dans le centre ville a indéniablement créé de nouvelles conditions de mobilité pour les habitants, dont on sait qu’ils sont les moins équipés en automobile et rencontrent le plus de difficulté de déplacement. Les comptages effectués, cette fois au départ de la gare du Vert-Galant, montrent eux aussi une progression de la fréquentation : +35 % en matinée, +23 % l’après-midi, et ce bien qu’il n’existe plus de rupture de charge à la gare RER pour passer du Vert-Galant aux autres quartiers.

Les lycéens séduits

Les élèves du lycée Léonard-de-Vinci profitent eux aussi massivement du nouveau réseau. Si peu d’entre eux prennent le bus vers le Vieux-Pays, ils sont aujourd’hui plus nombreux (+169 % l’après midi) à prendre le T’Bus en direction du Vert-Galant pour rentrer chez eux à la fin des cours. L’arrêt Vinci, situé à proximité du lycée, est également fréquenté par les habitants des Cottages, mais surtout par les salariés de la zone d’activités de Tremblay, attirés par la fréquence plus rapide des passages aux heures de pointe.

Enfin d’autres augmentations, moins spectaculaires mais bien réelles sont pointées par le bilan, notamment s’agissant des montées au Vert-Galant l’après midi (+14 %) ou des montées du centre-ville en direction du Nord (+14 % l’aprèsmidi et +17 % le samedi).

De nouvelles perspectives

Autre effet positif de ce succès : l’augmentation des usagers sur le réseau permet à la ville de dégager une manne de 140 000 euros qui seront réinvestis pour améliorer encore les dessertes. Cela pourrait prendre la forme d’un 10e T’bus qui permettrait notamment de mieux desservir le Vieux-Pays, quartier pour lequel l’arrivée du nouveau réseau n’a pas amené d’améliorations significatives.

En clair, il faut comprendre que l’on est là devant une sorte de cercle vertueux : plus les Tremblaysiens choisiront de délaisser la voiture au profit des transports en commun et plus le réseau sera renforcé, modernisé… vers une efficacité optimale. Voilà qui engage chacun de nous à réfléchir sur ses modes de déplacement, à l’heure où le Grenelle de l’environnement prévoit de faire sa fête à la voiture !

Selon le ministère des Transports, la voiture individuelle assure encore 83 % des déplacements. Mais pour la première fois depuis 1974, l’utilisation par les Français de leur automobile est en baisse (- 1,4 % en 2005, -2 % en 2006). Parallèlement, les transports en commun enregistrent des progressions annuelles de 5 à 6 %. Sans aucun doute, les T’Bus sont bien partis, et dans le bon sens…

Stationnement anarchique : de vrais bâtons dans les roues du T'bus

D’aucuns se plaignent parfois du non respect des horaires par les T'Bus. Et de jeter un regard noir au chauffeur… Il faut souligner ici que ces dysfonctionnements sont bien souvent directement générés par le comportement irresponsable d’automobilistes.

Outre des problèmes de fluidité du trafic sur la VIe avenue aux Cottages (il est envisagé de faire passer le T’Bus sur la VIIIe avenue), les plus grandes difficultés se concentrent dans le secteur du Vert-Galant où des points noirs ont été identifiés dans les rues Limousin, Colongo, Salengro ou encore Balzac. Au menu : stationnements illicites aux carrefours qui obligent les bus à des manoeuvres pour passer le croisement, non respect de l’alternance du stationnement qui oblige les bus au slalom, stationnement du véhicule sur la chaussée - dans des rues déjà étroites - qui entraîne le blocage pur et simple du bus…

Comment, dans ces conditions, garantir le respect des horaires ? Faut-il rappeler que les transports en commun sont au service de tous les Tremblaysiens, et particulièrement de ceux qui n’ont pas d’autres moyens pour se rendre sur leur lieu de travail, se faire soigner, visiter un proche...

Pensons un peu à cela, chaque fois que nous garons notre véhicule. La ville étudie une série d’aménagements pour remédier à ces problèmes.