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mis en ligne le 2 avril 2010

Quand aménagement s’accorde avec développement durable

L’élaboration du Projet local d’urbanisme (PLU) se poursuit, en concertation avec les habitants. Le 22 mars dernier, au gymnase Toussaint-Louverture, une nouvelle réunion permettait de s’informer sur le Projet d’aménagement et de développement durable (PADD).

Cette étape est « la clef de voûte du PLU » rappelait ce soir-là Alain Bescou, conseiller municipal délégué à l’urbanisme opérationnel. « Le PADD exprime un projet urbain global pour la ville pour les quinze ans à venir, enmatière d’infrastructures, de déplacements urbains, de développement économique et commercial, d’habitat et d’équipements publics et collectifs, ainsi que de protection de l’environnement. »

À partir du diagnostic et des enjeux constatés, le PADD a été élaboré en quatre axes. Différents plans de Tremblay mettaient en évidence ces grandes orientations : une ville au coeur de la multimodalité (transports et déplacements), une ville active (tissu commercial et activités économiques), une ville solidaire et renouvelée (logement, cadre de vie, équipements) et une ville accueillante et préservée (entrées de ville, caractère du bâti, espaces boisés).

Il s’agira par exemple de favoriser les déplacements et le stationnement dans l’avenue Pasteur, autour du pôle gare, dans le centre-ville ou encore dans la zone commerciale des Cottages. Un autre point important est l’amélioration des liaisons nord-sud, depuis le Vert-Galant jusqu’au Vieux-Pays et la zone d’activité Charles-De-Gaulle, ainsi que l’axe est-ouest constitué par la route des Petits Ponts.

Il est également question de densifier le logement autour des points desservis par les transports en commun, tout en préservant les espaces boisés. Les habitants ont soulevé des problématiques très concrètes, évoquant les besoins en stationnements dans certains quartiers.

Quant aux transports, le sujet fait vivement réagir. Un jeune tremblaysien : « si le parking de la gare devient payant, ça n’encouragera pas à prendre les transports en commun car les tarifs pour prendre le RER B sont déjà suffisamment élevés. » Et un autre de renchérir : « il ne faut pas donner la priorité aux aménagements destinés aux automobilistes, sinon les transports doux ou en commun ne seront pas utilisés.»

À la suite de ces échanges, les remarques des habitants ont été intégrés dans la mise au point du PLU, avant son approbation au conseil municipal début mai. Il sera alors consultable et une enquête publique devrait être ouverte à la rentrée 2010.