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mis en ligne le 5 septembre 2007

Tremblay aura sa médiathèque en 2009

Quelque 18 mois de travaux seront nécessaires - pour une réouverture prévue au premier trimestre 2009 - afin de transformer la bibliothèque Boris-Vian en médiathèque : un équipement complètement repensé, agrandi de 600 m2, qui accueillera de nouvelles collections et de nouveaux services…

Une salle polyvalente sur pilotis qui deviendra le cœur de la médiathèque © B+C Architectes

A partir du 18 septembre, Boris-Vian fermera ainsi ses portes pour permettre d’amples travaux. Il ne s’agit pas là d’un simple ravalement de façade, mais bien d’une véritable transformation en un autre équipement : à l’initiale bibliothèque succédera une médiathèque moderne et évolutive (coût total du projet 4 400 000 euros dont 1 800 000 euros à la charge de la ville).

Incontournable la mutation ? « Au plan national, nombre de bibliothèques connaissent une désaffection. Toutes les enquêtes le montrent », fait observer Valérie Robin, directrice de Boris-Vian. De fait, il semblerait que le public emprunte moins - de livres notamment - mais fréquente plus volontiers des établissements qui proposent des documents diversifiés tel que du multimédia. L’offre en termes de services (Internet, ordinateurs) est également de plus en plus sollicitée et le livre emprunté ne suffit plus…

Une évolution nécessaire vers le multimédia

Autre donnée dont on tiendra compte : le chiffre des inscrits baisse, mais la fréquentation des établissements augmente. Paradoxe… L’on a, par ailleurs, à considérer également ces usagers qui ne s’inscrivent pas forcément avec l’intention d’emprunter !

A Tremblay, un état des lieux a été réalisé en 2005 et le relevé local rejoint les observations nationales : « On a eu jusqu’à 12 000 inscrits… il y en a environ 9 000 aujourd’hui et, dans le même temps, la bibliothèque peine à concerner la jeunesse », constate Valérie Robin. A Boris-Vian, on se sera donc penché avec attention sur les attentes du public, jeune et moins jeune.

Sur ce terrain, le DVD est largement plébiscité, devant le livre - on en veut encore plus cependant - tandis que la musique, avec l’emprunt de CD, pointe en troisième position. Dans la continuité de cette étude, un projet d’établissement s’est savamment élaboré autour de l’idée d’élargir l’offre documentaire, de passer du tout imprimé au multimédia. Cela tout en repensant le mode de fonctionnement, l’organisation des collections et la façon dont elles étaient proposées.

Replacer le public au coeur des réflexions, lui donner envie de rester et de revenir, mais aussi travailler l’organisation de l’espace, tels étaient les préoccupations qui auront guidé le projet de mutation vers une médiathèque. Soit un équipement plus accessible et captant plus largement en termes de classes d’âge et de catégories socioprofessionnelles.

Avec cette vocation double qu’évoque Valérie Robin : « Ce sera un équipement pour l’ensemble de la population de Tremblay mais, de par son implantation en centre-ville, la médiathèque jouera aussi le rôle d’un équipement de quartier et de proximité. »

Des accès mieux identifiés

Pour ces perspectives d’envergure, Tremblay a fait appel à Giovanni Bellaviti à qui l’on doit déjà la réalisation du Palais des Sports et de la maison de quartier du Vieux-Pays. L’architecte italien a pensé un bâtiment évolutif, façon d’anticiper la médiathèque du futur, à la surface augmentée de 600 m2… Un changement d’aire et une nouvelle ère dans un espace où la circulation du public se fera fluide, favorisée par l’absence de cloisonnements.

Là, c’est une modification importante, l’on ne rentrera plus comme actuellement - au niveau de la dalle - mais par l’allée Marcel- Callo, au rez-de-chaussée côté sud. Cela pour arriver directement sur les 280 m2 du pôle accueil et son espace presse attenant, soit une entrée en matière résolument conviviale… Dans le même temps, les plans de Bellaviti réaménagent et élargissent l’entrée du Théâtre Aragon, lui conférant une identité propre et une meilleure accessibilité au public.

La passerelle (rue passante) cède la place à une salle polyvalente sur pilotis qui devient le « coeur » de la médiathèque.Une offre et des services élargis A l’ouverture, on disposera ainsi de quelque 92 000 documents dont 12 000 ressortissant au multimédia (CD, DVD cédéroms)…

Pour en profiter au mieux, l’organisation des collections s’articulera alors autour de pôles (fictions documentaires, enfance, musique cinéma spectacle vivant, accueil…), à la façon d’un parcours. Ici, les bibliothécaires ont choisi d’opter pour une présentation mêlant les différents supports : dans l’ensemble des pôles, on trouvera ainsi des CD et des DVD… en matière de fiction, des livres parlés.

En Histoire, des imprimés certes, mais des films aussi ! Dans ce nouvel ordonnancement, point de dichotomie enfant/adulte explique la directrice de la future médiathèque : « Un enfant peut-être hyper compétent en chimie et avoir besoin d’une référence estampillée adulte. Inversement, un adulte novice sur un sujet s’appuiera de façon heureuse sur un livre jeunesse ».

Et le multimédia ? 38 postes avec connexion Internet et accès aux ressources électroniques - et partout le Wifi ! - des stations d’écoute et de visionnage seront disponibles. Dans cet univers, le mobilier se fera léger et modulable, avec une attention toute particulière au confort et aux fonctionnalités. Avec deux salles de travail dédiées, chaque pôle disposera en outre de son espace de travail.

Tout cela dans 18 mois ! En attendant la médiathèque… Prendre le Médiabus : l’engin est de sortie tous les jours, dans tous les quartiers. Il autorise l’accès via son catalogue à pratiquement l’ensemble de l’offre de Boris-Vian…

Le projet réaménage et élargit l'entrée du Théâtre Aragon © B+C Architectes